Par Annie Mapangou
Dans le cadre du processus de médiation voulu par le président de la République, Chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour tenter de résoudre la crise éducative, le Vice-président du Gouvernement, a convoqué une rencontre, le lundi 26 janvier 2026, à la Primature, en présence du ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale et de l’Instruction civique et de son Secrétaire général, du ministre de la Fonction publique, du ministre délégué au Budget, du Directeur général de la solde, les membres de SOS Education (prenant part aux travaux de la Commission tripartite) et les neuf représentants provinciaux SOS Education (la base radicalisée).
Avant les échanges, le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a d’abord rappelé le contexte tout en souhaitant la bienvenue aux neufs représentants provinciaux sur la table des négociations, pour une sortie de crise.
Ensuite, le Vice-président du gouvernement et les autres membres du Gouvernement ont, tour à tour, fait le point aux nouveaux venus, sur le travail approfondi réalisé grâce au dépôt en temps utile du cahier de charge par SOS Education, ainsi que sa participation très active aux travaux tenus au complexe scolaire Alibandeng, qui ont conduit à la mise en place d’une Commission tripartite et d’un Comité de suivi et d’évaluation avec la même dynamique participative.
Le Gouvernement a ainsi présenté et expliqué aux neuf représentants de SOS Education les avancées: les acquis en termes de régularisation des situations administratives (4.000), de la mise en présalaire des sortants écoles ENIL-ENIF (692), ENS, INGS (328), de 1.810 bénévoles, de la situation des confessionnels et du reste des points en cours d’examen au sein de la Commission, tout ceci en phase avec le cadrage budgétaire 2026.
Après cette présentation et ces explications, les neuf représentants provinciaux se sont inclinés devant la réalité budgétaire présentée et la complexité de certaines situations, notamment celles liées aux critères de priorité dans le processus de régularisation, et des irrégularités chez les confessionnels.
Cependant, se proposant de dévoiler leur cahier de charge, le Gouvernement a relevé que tout ce qu’ils ont énoncé, a déjà été défendu par SOS Education dépositaire du cahier de charge à Alibadeng, depuis plus d’un mois et retenu par la Commission tripartie, en raison de la pertinence relevée.
Après avoir appris que les points énoncés avaient déjà été pris en compte par le gouvernement, les neufs représentants ont sollicité un ajout de 1.000 régularisations aux 4.000 arrêtés, pour en avoir 5.000 afin de toucher le plus grand nombre et que les chargés de cours soient prioritaires dans cette mesure.
Par ailleurs, Hermann Immongault a expliqué aux neuf représentants que le gouvernement ne saurait signer deux protocoles d’accord de suspension de la grève. Par contre, ces derniers ont été autorisés à intégrer les sous-commissions dans lesquelles ils peuvent apporter une plus-value.
Signalons que les représentants de la base ont été invités à traduire fidèlement les efforts du gouvernement à leurs bases respectives et, ces derniers ont été autorisés à intégrer les sous-commissions dans lesquelles ils peuvent apporter une plus-value, mais aussi à la responsabilité collective de reprendre le chemin de l’école.
Source : Compte-rendu de réunion SOS Education & gouvernement.
