Par Annie Mapangou

 SOS Éducation, la base, a opté pour la poursuite de la grève, lors de son Assemblée générale, tenue ce samedi 7 février 2026, dans l’enceinte du Complexe Scolaire privé Christine et Berthe, sis au carrefour Nialy.

Cette Assemblée générale a débuté avec la lecture du compte-rendu de la réunion qu’il y a eu entre le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye et SOS Éducation, la base par le porte-parole de ce mouvement, Hubert Bouckat.

Dans son propos, il a relevé quatre points majeurs: «1. D’assurer le suivi des revendications de SOS Éducation, la base, et d’interpeller le gouvernement sur les mesures envisagées pour une sortie de crise, sur la base du document transmis. Je précise que nous avons laissé deux documents à l’Assemblée nationale: le premier document concernait l’analyse historique de la crise et le deuxième document avait trait aux  propositions de SOS Éducation, la base, de sortie de crise. 2. De mener une enquête parlementaire sur la question de l’éducation dans notre pays. 3. D’Auditionner les membres du gouvernement concernés. De mettre totalement à la disposition de SOS Éducation à la base pour un suivi mensuel de l’évolution de la situation.»

Le président de l’Assemblée nationale a invité les représentants de ce mouvement a informé la base sur les avancées enregistrées afin d’accorder le bénéfice du doute au gouvernement.

Le professeur d’économie Jim Ndong Metogo a pour sa part évoqué l’importance de solliciter les services d’un Cabinet juridique quand au calcul des droits des enseignants au cas où l’État leur couperait les salaires.

Il a dit : « Aujourd’hui, nous venons ici faire une sorte d’évaluation sommative, c’est-à-dire un bilan. Alors, combien d’enseignants vont encore tomber cette fin de mois au péril de leur vie ? Combien d’enseignants seront encore cette fin de mois sans salaire? Combien d’enseignants seront encore avec le présalaire ? Combien d’enseignants seront encore dans une procédure d’intimidation via nos chefs d’établissement?»

Poursuivant son propos, il a déclaré : « Aujourd’hui, vous dites qu’on était à l’Assemblée nationale. Avant-hier, on a été reçus par la DAP… La logique ici, c’est que nous sortions un peu de la politique, parce que beaucoup en ont fait une affaire politique.»

Il a, par la suite, fait une proposition : «Quand on a une Assemblée générale, que les cotisations 500, 1.000 francs sortent d’ici, parce que nous devons mener des actions, qu’est-ce qui va se passer? 500. Ce qui va se passer, c’est que nous devons aller vers un cabinet juridique. Alors, chacun devrait montrer sa situation, on calcule les droits. C’est l’État qui nous a engagés dans cette mission… Coordonnons-nous, allons-y vers un cabinet juridique, calculons nos droits. Et faisons entendre raison à l’État que, comme vous ne nous respectez pas, alors, donnez-nous nos droits, nous on part. »

Selon cet enseignant, il est important de discuter pour trouver une sortie de crise. Solliciter l’assistance des experts : il y a le droit du travail, le Cabinet juridique afin de se faire entendre autrement.

Après plusieurs interventions des enseignants, ce mouvement a décidé de poursuivre la grève par vote à main levée e mouvement. Donc, il n’y aura pas de reprise de cours, le lundi 9 février 2026.

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