La cérémonie d’ouverture a connu une forte assistance, on reconnait la présidente de la Cosumaf, en médaillon.
Par Annie Mapangou
La Commission de surveillance du Marché financier (COSUMAF) a organisé la 14ème édition de la Global Money Week dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), sur le thème: «L’argent, osons en parler». C’est la salle de conférences de la CIMA (Conférence interafricaine des marchés d’assurance) qui a accueilli l’évènement ce vendredi 20 mars, en présence du Secrétaire général de la COSUMAF et des invités.
Cette édition de la Global Money Week offre une opportunité à la COSUMAF, de poursuivre sa vision stratégique, le développement de l’éducation financière étant l’axe majeur. La président de la COSUMAF, Jacqueline Adiaba-Nkembe, a pris la parole pour exprimer sa joie, d’accueillir cette rencontre.
Elle a déclaré que l’écosystème du Marché financier de l’Afrique centrale, à travers la COSUMAF, est heureux de prendre le train de la Global Money Week 2026. Que des activités centrées sur au thème de l’édition de cette année, ont fait l’objet de discussion:
A côté du thème: «L’argent, osons en parler» ; il y avait le slogan: «Apprendre. Épargner. Gagner.»
La présidente de la COSUMAF a déclaré que «Le cœur cible de cette campagne de sensibilisation, d’information et d’appel à l’action pratique au quotidien, ce sont les enfants et les jeunes. Qu’il faut leur apprendre à gérer leur argent, de manière judicieuse et astucieuse».
Avant d’ajouter: «Nous pensons que lorsqu’on apprend à utiliser l’argent, que l’on reçoit dès la jeunesse, on construit une culture de l’Épargne, qui servira plus tard, à gagner de l’argent pour soi-même, pour sa famille, son entreprise, et de manière plus large, pour la société. Vous l’aurez compris, dans le parcours qui part de l’épargne au gain, il y a la culture qui est un apprentissage. Dans un monde où les savoirs et les savoir-faire évoluent au rythme de la technologie, l’apprentissage n’a pas d’âge, il n’a, non plus, de moment, l’apprentissage est permanent.»
Dans son message d’ouverture, la présidente de la COSUMAF a noté aussi d’autres groupes cibles de cette édition de la Global Money Week en CEMAC. Pour elle, la cible large est le grand public: travailleurs, salariés, entrepreneurs, dirigeants d’entreprises, enseignants, professionnels de tout secteur productif.
Elle fait savoir que «l’apprentissage de l’épargne est une passerelle vers le gain, pas le gain facile que souvent, certains vendeurs de fortune facile, vous proposent, à travers les téléphones et terminaux connectés, en promettant de multiplier votre argent, à la vitesse de la poussée d’Archimède. Ceux qui suivent l’actualité du Gabon vont comprendre», a-t-elle déclaré avec force et conviction.
L’oratrice a fait savoir ce qu’est le marché financier: «Nous pensons, en effet, qu’en «Osant parler d’argent, on n’en fait plus un sujet tabou, mais qu’un sujet d’apprentissage. Le Marché financier dont la COSUMAF est le Régulateur, a besoin de l’épargne, de citoyennes et de citoyens avertis, informés, qui viennent placer leur argent, en connaissance de cause, en lucidité et en confiance, dans les produits du marché, afin d’en gagner une récompense pour eux-mêmes, mais également pour nos économies. Il est important de connaître, en effet, le potentiel de votre épargne, dans le processus de financement de nos États, de nos entreprises, afin de mesurer en amont, l’importance de se constituer une épargne.»
Jacqueline Adiaba-Nkembe a également expliqué que «L’éducation financière, selon la perception de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), initiatrice de la Global Money Week, est le processus par lequel les consommateurs et/ou investisseurs améliorent leur compréhension des produits, des concepts et des risques financiers et, à travers une information, un enseignement et/ou des conseils objectifs, acquièrent les compétences et la confiance nécessaire, afin d’être plus réceptifs aux risques et opportunités financières, pour faire des choix raisonnés, pour savoir à qui s’adresser, en cas de difficultés, prendre d’autres mesures effectives, pour améliorer leur bien-être financier.»
Par ailleurs, la présidente a rappelé qu’une journée portes-ouvertes a été organisée au siège de la COSUMAF, le 17 mars dernier et fut une excellente journée de partage. Qu’à l’occasion, un parcours thématique sous forme ludique a été proposé aux visiteurs, pour comprendre les produits, les acteurs, et les règles de fonctionnement du Marché financier de l’Afrique centrale.
Avec force, elle a relevé que la journée de ce 20 mars va parler de l’argent, mais sous des formes pragmatiques, tel qu’il est utilisé ou perçu au quotidien par chacune et chacun. «On parlera ainsi de la gestion du budget, des différents profils d’investisseurs, par rapport aux risques. Vous pourrez écouter des témoignages sur des expériences d’éducation financière en milieu scolaire, académique ou associatif», a-t-elle conclu.
Après l’allocution d’ouverture de la présidente de la COSUMAF, le tour est venu aux différents panels de prendre place et d’échanger sur différents, notamment:
-«Gérer son budget: femmes, lever les freins à l’épargne » ;
-«Les questions à se poser pour épargner et investir» ;
-«Éducation financière: le regard des enseignants-chercheurs».
Notons que la campagne mondiale de sensibilisation à l’éducation financière est présente aujourd’hui dans 176 pays, avec plus de 71 millions de personnes déjà touchées à travers le monde. La Global Money Week est un projet initié par l’Organisation de coopération et de développement économique (OECD).
La COSUMAF réaffirme son engagement en faveur de la culture financière, de la protection des investisseurs et du renforcement des capacités des jeunes et du grand public.
La présidente de la COSUMAF, Jacqueline Adiaba-Nkembe (1) et une vue partielle de l’assistance (2).
