Par Annie Mapangou

 Trois panels ont ponctué les travaux sur différents sous thèmes, avec comme thème central : « L’argent, osons en parler », dans la salle de conférences de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA), à Libreville, ce vendredi 20 mars, en présence du Secrétaire général de la COSUMAF, des et des invités.

Le premier panel avait pour thème : « Gérer son budget : femmes, lever les freins à l’épargne ». L’objectif de ce panel est d’apprendre à structurer ses revenus et dépenses, pour dégager une capacité d’épargne.

Cinq panelistes féminins ont animé ce sujet. Il s’agit de : Cathérine Teya, Aurore Moore Eya, Sandra Obiang, Cornelia Ossoucah et Arla Mary Brenda.

Le public doit davantage être sensibilisé sur l’importance de l’épargne et de la situation des dépenses et des revenus. Il doit également connaître les structures qui accueillent leurs épargnes. Car lorsqu’une structure ferme, il faut recommencer et ce n’est pas facile.

Sandra Obinah, paneliste, a relevé  l’importance de l’épargne: «Pour épargner le classement est important.  Il faut restructurer les pensées de ventes, du plus important au moins important. Après, établir un tableau de bord et, enfin choisir la méthode. Alors, l’anecdote, ce n’est pas seulement d’aller sur les idées que nous rencontrons dans la société, mais il faut aussi analyser quel type de personnes nous sommes, dans quel type de société nous sommes, et quel est notre profil. En fonction de notre profil, on va choisir si on fait une épargne à la maison avec un coffre, si on ouvre un compte bancaire, s’il y a un dossier sur les marchés financiers.»

Il faut apprendre à structurer ses revenus et avoir une discipline financière.

La communication sur le second panel avait pour thème: « Les questions à se poser pour épargner et investir. » Son objectif est de définir son profil de risque et comprendre la différence entre épargne de précaution et investissement productif.

Ce panel a eu comme intervenants : Abdel-Fadel Chitou, Gildas Ndzengue Mbomba et Lionel Beninga.

Le président de l’Association gabonaise des usagers de banque (AGUB), Gildas Ndzengue Mbomba nous fait le résumé du second sous-thème : « Il était question de donner des avantages de l’épargne sur le secteur, sur le marché financier, l’importance des critères, les critères qui pourraient donner envie à un individu d’épargner notamment, la sécurité. L’épargne doit être sécurisée, l’investissement, le rendement, le taux de rendement de l’épargne. On a également évoqué la possibilité de la liquidité, la possibilité de retirer cet argent-là du compte épargne.»

Avant d’ajouter: « Nous avons également expliqué la différence entre le marché bancaire avec sa rémunération, le marché des obligations qui est un taux de rémunération encore plus élevé que le taux d’intérêt du marché bancaire. Nous avons également évoqué le troisième palier qui était le marché des actions pour montrer comment au fur et à mesure qu’on quitte d’un marché à un autre, le taux de rendement ne fait qu’augmenter. »

Il a également expliqué les différents types d’épargne: « L’épargne de précaution est une épargne qui est mise en place en cas d’urgence, en cas de problématiques spontanées qui peuvent vous arriver. Mais après, il faut aller plus loin, parce que cette épargne, c’est une épargne de sécurité. Il faut maintenant aller plus loin à cette épargne qui vous permet d’investir. Et nous souhaitons que les populations, le public, sachent qu’il y a un autre marché. À part le marché bancaire, il y a le marché financier qui est à côté qu’il faut aussi que nous puissions alimenter à travers les services des comptes d’épargne qu’ils ont également là-bas. Il y a dans le marché bancaire des comptes bancaires, mais dans le marché financier, il y a des comptes titres qui ne sont pas assez connus. Nous souhaitons que les populations sachent qu’il y a des comptes titres qui offrent aussi des taux de rémunération aussi intéressants, sinon plus intéressants que les rémunérations offertes dans les comptes bancaires par les banques. »

Le dernier panel avec pour sous-thème : « Éducation financière : le regard des enseignants-chercheurs. » Ce thème s’est déroulé sous forme de table ronde qui était axée sur l’importance d’intégrer la culture financière dès le plus jeune âge et l’impact sur le développement économique. Présentation des modules pédagogiques et échanges sur l’introduction des concepts boursiers dès l’école.

Quatre docteurs ont animé cette troisième communication, notamment : Célestin Ghislain Balla Mekongo, Wilfried Bekono Nkoa, Marina Matsanga Nziengui et Stéphane Saïd Baro Oloungha.

Pour ce thème, l’un des participants, Prince Indong Alota, Responsable réclamations AGUB, Enseignant vacataire des Grandes écoles en économie et finance a apporté une contribution. Dans son propos, il a indiqué : « Nous devons savoir qu’ici, tout le monde a des problèmes. Des problèmes financiers ou encore des problèmes d’argent. Mais tout dépend effectivement de la définition de ce problème. Est-ce que c’est un problème d’éducation ? Est-ce que c’est un problème de gestion ? Ou est-ce que c’est un problème de rendement ou de gain ? Pour paraphraser la phrase d’un ancien co-dignitaire, vous allez le reconnaître, où il pouvait dire que les Gabonais vivent au-dessus de leurs moyens. On a regardé à l’individu, on n’a pas regardé au contenant, on n’a pas regardé le problème soulevé, mais le contenu. Alors, aujourd’hui, qu’est-ce que ça veut dire, simplement ? »

Par la suite, il a expliqué l’expression vivre au-dessus de ses moyens : « Ça veut dire qu’on vit au-delà de nos moyens si on n’a pas d’épargne, s’il faut rentrer dans la thématique. Parce qu’aujourd’hui, lorsqu’on se rend compte, n’est-ce pas, que le taux d’inflation est à près des 2,5%, et que nous ne sommes pas satisfaits de nos revenus, à partir de cet instant, nous devons penser sinon, réfléchir sur comment, effectivement, projeter une sécurité à court, moyen et long terme. C’est pourquoi on parle ici d’épargne. Et là, on a défini un ensemble d’épargne comme l’épargne d’investissement. Cet événement est très enrichissant, mais lorsqu’on va au quartier et qu’on va dire à un commerçant que « venez assister à cette conférence », il va nous dire « je gagne quoi ». Parce que généralement c’est de ça dont il est question, mais il faut effectivement relever ce que quelqu’un pourrait gagner lorsqu’il épargne. »

« Et enfin, je voudrais terminer en disant tout simplement que les banques confèrent à tout un chacun un bien-être, c’est-à-dire le bonheur. Parce que lorsque nous faisons des épargnes, effectivement, c’est pour éviter que nous puissions avoir des AVC. Oui, pourquoi ? Parce que lorsqu’un problème survient, on ne sait pas quoi faire si l’on n’a pas d’épargne, on panique», a-t-il ajouté.

Retenons que l’épargne est une nécessité, car elle est importante. Épargner, c’est préparer l’avenir. Celui qui n’épargne pas se met dans une situation de vie difficile. Et, parmi les facteurs motivants, il faut dire aux gens que l’épargne lui confère une sécurité financière. En fait, lorsqu’on a  l’épargne, on est en sécurité. Et, l’épargne confère à un individu, un pouvoir. Le pouvoir de décider de faire ce qu’il veut de son argent et le pouvoir également de choisir. C’est-à-dire que le personnage choisi où il pourrait orienter son investissement.

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