La Rédaction

Selon le Communiqué officiel du Réseau national des journalistes indépendants (RENAJI), en date du mardi 21 avril 2026, sur sa page Facebook, le Journaliste, Tounda Youbi Médard aurait été convoqué à comparaître, le lundi 20 avril 2026 à 9 heures à la brigade Nord de Gros-Bouquet, à Libreville.

Cette convocation, conformément au communiqué officiel fait suite à une plainte introduite par le ministre de l’Entrepreneuriat, du Commerce et des PMI-PME, par ailleurs ancienne candidate à l’élection présidentielle d’avril 2025, Chaning Zenaba Gninga.

Cette plainte aurait été suscitée à cause de la publication d’un article à caractère analytique, dont le contenu a donné naissance à un débat.

Voici l’intégralité du communiqué officiel du RENAJI

COMMUNIQUÉ OFFICIEL

« Le Réseau National des Journalistes Indépendants (RENAJI) informe ses membres ainsi que l’opinion publique de l’évolution de la situation concernant le journaliste et membre du réseau, Monsieur Tounda Youbi Médard.

Le lundi 20 avril 2026, ce dernier a répondu à une convocation au Gros-Bouquet, consécutive à une plainte déposée par Mme Gninga Chaning Zenaba, Ministre de l’Entrepreneuriat, du Commerce et des PMI-PME. Il convient de relever que le journaliste s’est conformé aux exigences de cette convocation officielle dans le strict respect des procédures en vigueur.

À l’issue de son audition et de sa présentation devant le parquet de la République, en présence de la plaignante, les accusations initiales de diffamation, de chantage et d’extorsion de fonds ont été rejetées par l’autorité judiciaire, faute d’éléments probants suffisants.

Toutefois, la procédure a connu une nouvelle orientation à la suite de la saisie et de l’exploitation du téléphone du journaliste. Des enregistrements audio, présentés comme éléments à charge, ont été introduits dans le dossier, conduisant à une tentative de requalification des faits. Cette évolution appelle à une attention particulière quant au respect des règles encadrant la preuve et la procédure.

Par ailleurs, alors qu’il lui avait été demandé de s’abstenir de toute publication jusqu’à un nouvel interrogatoire prévu au mercredi 22 avril prochain, le journaliste a été de nouveau sollicité le mardi 21 avril 2026, dans des circonstances qui nécessitent des clarifications. Depuis cette nouvelle convocation, il demeure retenu au Gros-Bouquet, sans communication officielle détaillant les fondements de cette mesure.

Face à ces développements, le RENAJI rappelle avec fermeté que toute personne mise en cause bénéficie du principe fondamental de la présomption d’innocence, garanti par les textes en vigueur. Ce principe impose que nul ne soit considéré comme coupable tant que sa responsabilité n’a pas été établie par une juridiction compétente.

Le RENAJI souligne également que l’exercice du métier de journaliste au Gabon est protégé par les lois de la République et par les engagements internationaux relatifs à la liberté d’expression et à la protection des professionnels des médias. À ce titre, toute procédure impliquant un journaliste doit s’inscrire dans le strict respect de ses droits fondamentaux, notamment en matière de sécurité, de liberté d’exercice et de garanties procédurales.

En conséquence, le RENAJI appelle les autorités compétentes à veiller à la transparence de la procédure en cours, au respect scrupuleux des droits de la défense, ainsi qu’à la protection effective des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions.

Le RENAJI demeure attentif à l’évolution de la situation et se réserve le droit d’engager toute action appropriée, conformément aux lois en vigueur, afin de garantir le respect des principes de l’État de droit. »

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