Par Annie Mapangou
Dans un communiqué signé en date du 26 avril 2026, la présidente de SOS Éducation, Olivia Venessa Mucketu-U-Mucketu a dévoilé leur préoccupation quant aux modalités actuelles d’organisation des scrutins professionnels qui vont se dérouler, le 28 avril 2026.
Le communiqué dit ce qui suit :
« En effet, il ressort des informations disponibles que les fonctions de scrutateurs sont majoritairement confiées aux chefs d’établissements ainsi qu’aux personnels administratifs. Or, il est de notoriété publique que ces derniers sont nommés par la tutelle administrative, ce qui les place dans une position de dépendance hiérarchique directe.
Dans ces conditions, SOS ÉDUCATION s’interroge légitimement sur les garanties d’impartialité et de transparence du processus électoral. La crédibilité d’un scrutin repose fondamentalement sur la neutralité de ceux qui en assurent la supervision. Toute situation susceptible de créer un conflit d’intérêts, réel ou perçu, est de nature à fragiliser la confiance des électeurs et à entacher la sincérité des résultats.
SOS ÉDUCATION tient à rappeler que les élections professionnelles doivent constituer un moment d’expression démocratique libre, équitable et incontestable. À ce titre, la désignation des scrutateurs devrait obéir à des critères d’indépendance et de neutralité irréprochables, garantissant ainsi l’égalité de traitement de tous les acteurs en compétition.
Par conséquent, nous dénonçons avec fermeté cette configuration actuelle qui, loin de rassurer les parties prenantes, alimente les doutes et les suspicions. Nous appelons les autorités compétentes à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir un cadre électoral transparent, inclusif et digne de confiance.
SOS ÉDUCATION exhorte également l’ensemble des acteurs du système éducatif à faire preuve de vigilance et à rester attachés aux principes fondamentaux de justice, d’équité et de démocratie.
La préservation de l’intégrité du processus électoral est une responsabilité collective. »
