Aminata Touré Mata, la promotrice du Festival (à droite) et notre consœur Ruth Mignolet: donner le ton féminin à la rencontre.
Par Annie Mapangou
La deuxième édition de la Dizaine gabonaise des arts et de la culture 2026, qui a été lancé il y a quelques semaines avec plusieurs activités, fait place depuis le 26 mai dernier au Festival de cinéma gabonais, intitulé «Les Reflets de l’Ogooué». Un rendez-vous consacré au septième art qui capte toute l’attention, en raison de la qualité des œuvres projetées au public et le talent des acteurs qui prennent le devant de la scène.
Selon les organisateurs, cette fois, il y a plus de partenaires, plus de personnes ressources actives qui œuvrent pour l’événement. Une nouvelle manche qui met à l’honneur les femmes cinéastes.
La cérémonie d’ouverture de ce Festival du cinéma a eu lieu en présence du Directeur général adjoint de l’Institut gabonais de l’image et du son (IGIS), de la Directrice générale du Musée national des arts, rites et traditions du Gabon ; de la présidente de l’ONG Terre d’espoir, des acteurs culturels, des cinéastes, des réalisateurs et des invités.
Intervenant pour la circonstance, Thérence Mapangou, le Directeur général adjoint de l’IGIS, a trouvé des mots justes pour magnifier ce Festival du cinéma gabonais.
«Un festival de cinéma n’est jamais un simple moment de divertissement. C’est aussi un espace de rencontre, de réflexion et de transmission. Il nous rappelle que le cinéma raconte les peuples, porte les mémoires. Il façonne les imaginaires et contribue au rayonnement des nations», a déclaré le DGA.
Pour Thérence Mapangou, dans un langage franc et direct, le cinéma est devenu un secteur stratégique partout dans le monde. «Il est à la fois un outil culturel, un levier économique, un instrument de diplomatie et un facteur de souveraineté. Les nations qui produisent leurs propres images maîtrisent davantage leurs récits, valorisent leur identité et renforcent leur présence dans le monde. Pour le Gabon, le cinéma représente une véritable opportunité. Notre pays dispose d’histoires fortes, de talents créatifs, de paysages remarquables et d’une jeunesse capable de porter les récits puissants», a-t-il ajouté.
Avant de s’adresser aux jeunes, en reconnaissant que leurs films peuvent donner une joie au Gabon. «Vos images peuvent préserver notre mémoire, révéler nos réalités et ouvrir notre pays au monde. Mais le talent doit s’accompagner de formations, de rigueur, de professionnalisme, d’un environnement institutionnel favorable. C’est pourquoi le cinéma gabonais doit être pensé comme une véritable chaîne de développement, d’abord par l’Écriture, en passant par la production, la coproduction, la formation, la diffusion, la conservation, la promotion et la valorisation internationale.»
Une autre prise de parole a retenu l’attention de l’assistance. c’est celle d’Aminata Touré Mata, la promotrice du Festival, qui a rappelé, en parlant des «reflets de l’Ogooué», que c’est aussi promouvoir l’inclusion en donnant aux jeunes, aux femmes et aux personnes qui vivent avec un handicap, l’espace d’expression, pour faire écho à leur créativité.»
Elle a fait savoir que tout au long du festival, les participants vont découvrir des exclusivités, des documentaires et des fictions jamais diffusées. Qu’ils seront au contact de nouveaux talents».
Notre consœur Ruth Mignolet a, pour sa part, expliqué le choix des films pour le lancement de cette deuxième édition, avec un accent particulier sur les femmes que l’on met aujourd’hui à l’honneur.
«La femme, qu’elle soit actrice principale ou actrice secondaire, qu’elle soit scénariste ou encore réalisatrice. Ce sont ces femmes-là qu’on a voulu mettre à l’honneur, pour cette deuxième édition du Festival des Reflets de l’Ogooué», a-t-elle indiqué.
