Le ministre Paul Ulrich Kessany, s’exprimant ici à Gabon télévision, vendredi 5 juin dernier.

Par Jean-Marie Mboumba

Le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel, Paul Ulrich Kessany, était sur le plateau de Gabon télévision, vendredi 5 juin dernier pour débattre, avec les journalistes, des activités de son département durant les 100 premiers jours du gouvernement. Dans une tenue en pagne à la mode pour tous les vendredis, le ministre a paru très alaise et avec un verbe facile pour répondre et décliner point par point ce qui a été fait et que c’est phase avec les plus hautes instructions du Président de la République, chef de l’Etat, chef du Gouvernement.

L’on a vu le ministre faire le bilan général des grands chantiers du sport dans notre pays de janvier à avril 2026, comme s’il égrenait son chapelet, citant, entre autres: la restructuration du mouvement sportif, la relance des compétitions nationales, l’accompagnement des athlètes aux compétitions nationales, les précisions sur la désignation du sélectionneur national du football qui pourrait intervenir dans les semaines à venir.

Cette émission a attiré devant le petit écran, de nombreux férus du sport. Ils ont pu suivre le ministre apporter des réponses clairs et sans détours à leurs préoccupations.

Gouvernance et encadrement de la performance dans les sports

On a bien pu comprendre que le chantier de la gouvernance sportive est l’un des plus ambitieux engagés par le ministre. Qu’un audit approfondi du mouvement sportif national a été conduit dès les premières semaines: rencontres avec toutes les fédérations et les associations. Que ce diagnostic a mis en évidence des faiblesses structurelles illustrées par une absence de cadre réglementaire pour plusieurs disciplines.

Le diagnostic étant posé, en médecin traitant et spécialiste de la chose sportive, a trouvé la voie pour remettre le sport dans notre pays sur des rails. Paul Ulrich Kessany a déclaré avoir lancé l’opération de régularisation à la suite de l’audit. Ce qui a permis à ce jour, de régulariser treize Fédérations olympiques, ainsi que le Comité national olympique. Qu’il s’agit d’une opération qui va s’étendre sur six mois, avec pour objectif à terme, de régulariser la situation de quelque quatre cents acteurs de la vie associative.

«Parallèlement à ce travail de fond, le calendrier sportif gabonais a retrouvé du rythme: Championnats nationaux de football première division et deuxième division ; Coupe du Gabon de basketball à Port-Gentil, Championnat national de wushu, Championnats provinciaux de taekwondo dans l’Estuaire, l’Ogooué-Maritime et le Woleu-Ntem, Opens de natation à Libreville, Port-Gentil et Moanda ; Cross du Gabon à Lambaréné et Oyem», a fait savoir le ministre.

Avant de préciser que sur la scène internationale, le Gabon a participé à huit compétitions en cent jours, avec des résultats satisfaisants: au handball par exemple, les Panthères du Gabon ont remporté la Coupe du président de la CAHB (Confédération africaine de handball) à Kigali ; Une médaille d’or et une médaille d’argent remportées au premier Open International Africain de taekwondo, des sourds en Côte d’Ivoire, et une qualification à la clé pour cinq athlètes aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar, lors du Championnat du monde junior de Tashkent. L’athlétisme a ramené une médaille d’argent au lancer du poids des Championnats d’Afrique au Ghana.

Le ministre s’est appesanti sur les différentes formations techniques de cent vingt-neuf cadres qui ont été bénéfiques pour le handball, taekwondo et volleyball ; alors que six agents administratifs ont été envoyés à Pékin (Chine) pour se spécialiser dans la gestion des grands événements sportifs.

Quant au dossier brulant des infrastructures sportives, Paul Ulrich Kessany s’est montré optimiste sur la possibilité de revoir jouer les Panthères du Gabon sur les stades de Libreville, Oyem ou Port-Gentil, d’ici deux ans.

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