Par Annie Mapangou

Wamkele Mene, le Secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZELECAF) qui vient de boucler une visite officielle au Gabon, a animé une conférence de presse pour dresser le bilan de son séjour, ce vendredi 19 juin 2026, à l’hôtel Radisson Blu.

Au cours de cette conférence de presse, le Secrétaire général de la ZELECAF est revenu sur les temps forts de sa visite, avant de relever la place du Gabon sur le marché unique africain: comment industrialiser, transformer et exporter depuis le territoire national pour accéder au marché continental.

Cette visite pour le Secrétaire général, a été d’une parfaite réussite  et fructueuse.  «Nous avons pu rencontrer le président de la République, le Vice-président de la République, le Vice-président du gouvernement, ainsi que les ministres en charge du Commerce et des Affaires étrangères. L’objectif premièrement de cette visite était de revitaliser bien sûr nos engagements avec le gouvernement. Le Gabon était sous sanction de l’Union africaine à cause de la Transition mais, c’est une Transition réussie… C’est pourquoi, nous revenons afin de remettre sur la table de discussions les questions liées à la mise en œuvre de la zone de Libreville.»

Il a expliqué que c’est dans le cadre de cette forte volonté politique, qu’ils sont revenus sur la table de discussion au Gabon, afin de voir à quel niveau Libreville se situe en termes de progrès et de mise en œuvre de la ZLECAF.

«Le Gabon peut très bien bénéficier de la zone de libre-échange continentale africaine dans plusieurs secteurs. Nous avons bien sûr mis en lumière le développement réussit de la zone industrielle de Nkok que nous avons visité. Nous avons vu que la zone économique de Nkok avec une très grande capacité de production, surtout avec le secteur du bois et le secteur aussi des industries pharmaceutiques. Nous avons aussi la possibilité de voir avec la zone de Nkok, comment diversifier les chaînes d’approvisionnement et élargir le marché gabonais au-delà de la région de l’Afrique centrale. »

Il n’a pas manqué de relever les opportunités que la ZELECAF offre.  «Les produits gabonais peuvent être des marchés au-delà de l’Afrique centrale, donc des régions de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique du Nord ou de l’Afrique de l’Est aussi. Il y a aussi des opportunités qu’offre la ZLECAF. Nous notons aussi la possibilité d’introduire des instruments numériques pour accélérer l’industrialisation et l’intégration. Et pour cela, nous avons le projet du poste frontalier unique de Kyossi entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée équatoriale. L’idée ici, c’est de développer ce projet et d’intégrer bien sûr des outils numériques pour la facilitation des échanges, pour augmenter la transaction commerciale au niveau de ce poste frontalier.»

L’orateur a expliqué avoir eu un dialogue assez fructueux avec le secteur privé. «Le secteur privé gabonais peut tirer pleinement partie d’un marché qu’offre la ZLECAF de 1,4 milliard de consommateurs. C’est une possibilité aussi pour le secteur privé gabonais de diversifier sa production et ses exportations. Les discussions ont été d’une manière globale très encourageante», a-t-il indiqué.

Notons que cette institution chargée de la mise en œuvre du Marché unique africain est considérée comme l’un des grands espaces de libre-échange au monde, en nombre de pays participants (50). Ce qui constitue un projet majeur pour l’intégration économique de l’Afrique, avec cinq objectifs principaux :

  • Accroître le commerce intra africain ;
  • Réduire ou éliminer progressivement les droits de douane sur de nombreux produits ;
  • Faciliter la circulation des biens, des services et des investissements ;
  • Stimuler l’industrialisation et la création d’emplois ;
  • Renforcer la compétitivité des économies africaines sur le marché mondial.

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