La gouverneure, entourée des élus locaux, lors de son intervention.
Par Annie Mapangou
La gouverneure de la province de l’Estuaire, Marie Françoise Dikoumba, a tenu très récemment une consultation publique, à l’auditorium du ministère des Eaux et Forêts, avec les populations installées aux abords de quinze tronçons routiers des Communes de Libreville et d’Akanda impactées par le projet d’élargissement des voies et des voiries.
La gouverneure assistée des élus locaux, du secrétaire général du ministère de l’Habitat, du représentant de l’Agence nationale de l’urbanisme des travaux, topographiques et du Cadastre (ANUTTC), du Représentant de l’Unité de coordination des études et des travaux (UCET), etc.
Au cours de ces échanges, plusieurs points ont été évoqués, tels que : l’absence du Décret d’utilité publique qui déclare l’expropriation d’un bien immobilier pour des projets d’intérêt général, pour les travaux qui vont être exécutés dans les zones impactées. Sans ce texte, les travaux ne peuvent pas commencer y compris le marquage par les agents de l’ANUTTC qui a précédé la consultation publique.
Les populations sollicitent également une opération de régularisation foncière dans les zones touchées par ces projets, comme ce qui a été fait dans la commune d’Owendo.
La loi n° 6/61 du 10 mai 1961 réglemente l’expropriation pour cause d’utilité publique au Gabon, établissant des procédures et des droits pour les propriétaires concernés. Cette loi vise à protéger les droits des occupants, tout en permettant à l’État de réaliser des projets nécessaires au développement.
C’est sur la base de cette loi que les populations souhaitent être indemnisées même s’ils ne sont pas détenteur des titres fonciers, tout en tenant compte de la spécificité culturelle et historique du village Okala.
La sénatrice du premier Arrondissement de la Commune d’Akanda, Jeanine Taty Koumba, tout en remerciant les populations qui ont accepté d’effectuer le déplacement, a trouvé les échanges constructifs. «Les populations se sont exprimées. Nous avons enregistré une vingtaine d’interventions. Toutes les pr »occupations vont être prises en comptes et comme l’a déclaré madame le Gouverneur. Les comités vont être mis en place. Les élus que nous sommes pourront les intégrer».
La gouverneure de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba, a apporté des explications par rapport à la mise en place des comités locaux de suivi qui ont toujours été mis en place, chaque fois qu’il y a des projets impactant les zones occupées par les populations. «Chaque fois qu’il y a des déplacements des populations, nous mettons en place les comités locaux de suivi, qui sont des organes de participation des populations aux projets qui les concernent. Ça permet de maintenir le dialogue avec les populations et d’assurer un suivi ensemble vers des réalisations qui puissent convenir à tout le monde. Le chef de l’Etat l’a dit, il tient à la dignité des Gabonais et c’est par cette participation que nous pourront assurer que les préoccupations et les attentes des populations sont respectées et prises en compte».
Selon la gouverneure, mettre déjà en place les comités de suivi pour accompagner les équipes lorsqu’elles passeront dans chaque zone, est très important. Au fur et à mesure ces comités locaux seront consolidés. Parce que toute personne qui ne sera pas impacté par ces projets n’est pas autorisée à être membre.
Les populations vont être informées par voie de presse du démarrage des enquêtes de terrain par voie de presse ou par des affichages dans les différentes Mairies du premier Arrondissement de Libreville, du deuxième arrondissement d’Akanda, mais également dans les différentes chefferies. La prochaine rencontre se tiendra après le démarrage des évaluations.
A noter la présence, à cette rencontre de Chantal Myboto épouse Gondjout, députée du premier Arrondissement de Libreville.
