Claudia Lissiombo Yombaud, décoratrice événementielle, esthéticienne, souhaite une meilleure mobilisation du public à l’avenir.

Par Annie Mapangou

Le Comité d’organisation du Festival de la mode au Gabon (FEMOGA) vient de tenir sa quatrième édition du 29 juin au 05 juillet 2026 à l’esplanade de l’ancien hôtel Dialogue du bord de mer à Libreville. L’évènement avait pour le thème: «Le vestiaire parfait pour la Ve République» et a mobilisé des stylistes, des créateurs, artisans et entrepreneurs issus de plus de quinze pays.

Ce festival ambitionne de valoriser les matières premières locales, d’accompagner les talents du continent et de favoriser l’émergence d’une industrie créative compétitive en Afrique centrale.

Au terme de cette semaine panafricaine, la rédaction du Journal Tendance Gabon a rencontré Claudia Lissiombo Yombaud, décoratrice événementielle, esthéticienne, naturopathe et artisan à la Chambre nationale des métiers de l’artisanat du Gabon (CNMAG). Elle a déploré le manque d’engouement de la part du public.

«C’est quelque chose qui est très important parce que nos enfants maintenant s’habillent très mal donc, cet habillement permet à ce que les femmes africaines puissent bien s’habiller, c’est-à-dire, couvrir le corps et non se le faire dévoiler. C’est bien aussi pour nos jeunes. Ns filles méritent d’être bien éduquées sur le plan vestimentaire. Il faut qu’elles sachent se couvrir le corps lorsqu’elles sortent. Notre corps, c’est quelque chose de précieux que nous devrions  cacher », a-t-elle fait savoir.

Elle a tenu à saluer l’initiative du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui consiste à se vêtir désormais tous les vendredis en tenues africaines, dans le but de valoriser la culture de notre terroir.

Claudia Lissiombo Yombaud a, par ailleurs, indiqué qu’après la cérémonie d’ouverture, il fallait que chaque exposant puisse se lancer à la recherche des éventuels clients, bien que cet événement se soit déroulé au bord de mer, un endroit tant visité par diverses couches sociales.

«Il y a les gens qui viennent, mais ils ont peur de rentrer ici, parce qu’ils se disent que c’est un évènement privé. Or, s’il y avait les hôtesses qui pouvaient orienter les gens pour la visite des différents stands, pour voir les multiples réalisations des artisans locaux, des artisans internationaux qui sont arrivés. Ils ont amené les bagages. Mais ils sont en train de pleurer du fait que de tout ce qu’ils ont amené, ils n’ont rien vendu», a-t-elle conclu.

Devant cette situation, Claudia Lissiombo Yombaud se pose la question de savoir si l’information sur la célébration de quatrième édition du FEMOGA 2026 a été bien véhiculée ?

Il est souhaitable que le FEMOGA s’impose graduellement comme un secteur de valeur, d’emplois et d’innovation, tout en contribuant à la promotion des identités culturelles africaines.

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