Par Aryse Nguema

De retour au Gabon après plusieurs semaines d’absence, la chanteuse et compositrice Tina Minkoué a décidé de mettre son énergie au service de sa communauté. Le 26 juillet dernier, à la Mairie du 5e arrondissement de Libreville, elle a orchestré une belle initiative : « Lalala Ndoua », un concours de musique et de danse destiné aux jeunes artistes du quartier. Une initiative qui a séduit tant la population que les jeunes talents de cette circonscription de la capitale gabonaise.

Trois talents récompensés

Les lauréats ont reçu des prix substantiels qui témoignent de l’engagement de Tina envers leur carrière :

-H’onix s’impose en catégorie Chant ;

-Dany Marley remporte le titre en Rap ;

-Le groupe Kombo triomphe en Danse.

Au-delà des honneurs, les gagnants accèdent à des opportunités concrètes : les artistes du Chant et du Rap bénéficieront d’une production musicale professionnelle signée Mayaga Production, tandis que Kombo recevra une captation vidéo de qualité professionnelle pour valoriser son travail.

« La culture est un vecteur de développement »

Pour Tina Minkoué, ce concours incarne bien plus qu’une simple compétition. « Mon objectif est de révéler, d’encourager et d’accompagner les jeunes artistes. Je souhaite leur offrir une scène où ils peuvent exprimer leur créativité, gagner en confiance et croire en leur potentiel », explique-t-elle avec la conviction qui la caractérise. « La culture est un puissant vecteur d’unité, d’éducation et de développement. Chaque talent mérite d’être découvert et valorisé. »

Une diaspora engagée

Depuis son installation en France il y a plus de deux décennies, Tina a construit un parcours singulier. Accompagnante Éducative et Sociale en milieu hospitalier depuis 2002 au sein d’un centre psychiatrique, elle concilie vie professionnelle, vie de famille – elle est épouse et mère de deux enfants – et engagement citoyen envers le Gabon.

« Chaque année, je reviens participer aux festivités culturelles et contribuer à la promotion de notre patrimoine. Je souhaite créer des passerelles entre le Gabon et la diaspora, afin de faire rayonner notre culture au-delà de nos frontières », confie-t-elle avec le sourire bienveillant qui ne la quitte jamais.

La musique, une langue du cœur

Avant tout, Tina demeure une artiste guidée par l’émotion. Elle chante surtout pour ce qui la touche profondément, pour amplifier les voix de ceux qui souffrent, pour célébrer les liens humains. Sa discographie porte cette signature : Dzamgue ma, Les Saboteuses, Ma blessure sucrée, Ma déclaration, Tic tac tic tac, Abora (merci), et tout récemment, Encore une chance – des titres qui témoignent de son univers artistique personnel et intime.

Share.
Leave A Reply

Autoriser les notifications OK Non merci