Par AN

Les travaux de la Task Force pour le renouveau du football gabonais se sont ouverts ce jeudi 22 octobre à Angondjè. En ouverture, l’expérience du Maroc, racontée par Reda Laraichi, directeur général de l’entreprise FPS.

Les sceptiques démentis

Qui doutait que ces travaux se tiendraient un jour ? La cérémonie d’ouverture, particulièrement chaleureuse, a répondu aux sceptiques. Autorités, anciens sportifs et acteurs actuels du football gabonais s’étaient mobilisés pour l’occasion. L’événement est placé sous l’égide du ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel, des Arts, chargé de la Vie associative, que dirige Paul Ulrich Kessany.

Le Maroc, ou l’art de la patience

Avant d’entrer dans le vif du sujet, l’assistance a écouté Reda Laraichi présenter l’organisation et la réussite du football marocain. Son récit, inspirant, pourrait bien aider le football gabonais à quitter les sentiers battus où il s’est enlisé. Le ministre des Sports s’en est félicité, tandis que le coordonnateur général, Léon Ababé, avait hâte de poursuivre les échanges en ateliers.

Le dirigeant a d’abord remercié les autorités gabonaises d’avoir convié son équipe à cette rencontre importante. « Nous avons accepté avec plaisir de présenter l’expérience marocaine : comment l’écosystème est-il structuré, et quels éléments sont adaptables ici au Gabon ? », a-t-il expliqué.

Son message tient en une idée : on n’arrive pas au sommet en claquant des doigts. « Cela nous a pris énormément de temps, entre treize et quatorze ans. Nous avons eu des difficultés au départ, mais nous avons travaillé main dans la main avec les différentes instances sportives marocaines. » Au fil des ans, plus de 60 millions de dollars de « prize money » ont été investis dans les différentes catégories, des U17 aux seniors, et le Maroc a remporté la Coupe du monde avec les U20. « Il n’y a pas de secret, c’est le travail qui paie », a-t-il résumé.

Process, audit et crédibilité

Reste la méthode. Pour Reda Laraichi, elle repose d’abord sur la rigueur : « Un minimum de process et de respect du cahier des charges est nécessaire. Puis vous mettez les bonnes personnes là où il faut. » Elle suppose ensuite un audit lucide : où sont les problèmes, de quelles ressources dispose-t-on, et comment les résoudre avec le peu de moyens possible ? Elle exige enfin des responsables crédibles. « Les personnes retenues doivent avoir une crédibilité auprès des différentes instances, des pouvoirs publics et du secteur privé », a-t-il conclu.

Place désormais aux ateliers, où ces pistes devront se traduire en propositions concrètes pour le football gabonais. Nous y reviendrons.

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