Les trois artistes imperturbables: Michelle Nze au pinceau, Lipobo le harpiste et Keys Ngonga, le danseur.

Par AN 

Samedi 24 octobre 2026, sur l’espace de l’ancien hôtel Dialogue, en face du lycée national Léon Mba, l’artiste-peintre et sculptrice Michelle Nze a tenu le public en haleine avec une performance inédite associant pinceau, harpe et danse.

Trois talents, une seule toile

Pendant plus d’une demi-heure, trois artistes ont fait dialoguer leurs langages. Michelle Nze a immortalisé la rencontre sur la toile, tandis que le harpiste Lipobo faisait vibrer ses cordes et que le danseur Keys Ngonga donnait vie au mouvement. Captivé, le public en redemandait. Placée sous le signe du dialogue des cultures, la performance a donné raison à l’artiste : son pari est gagné.

L’émotion était palpable chez l’initiatrice du projet. « L’artiste lance le son, le son touche le danseur qui se meut de façon contemporaine, et moi, je matérialise tout sur la toile », explique-t-elle. «C’est quelque chose d’assez nouveau. En Europe et en Asie, cela se pratique couramment.»

Le sacré comme fil conducteur

Se disant initiée, Michelle Nze voulait offrir au public gabonais un moment de joie et de spiritualité. «Nos us et traditions, c’est ce que nous voulons représenter à l’international, conformément à la demande du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, d’apporter le rayonnement culturel partout», souligne-t-elle.

Son message tient en peu de mots : «Entre la peinture, la danse et la harpe, nous venons tous d’un seul noyau, qui est Dieu, nos ancêtres. Cela ne se sépare pas. » Pour elle, l’inspiration vient de son génie intérieur, et les artistes gabonais, nombreux et talentueux, gagnent à travailler ensemble pour donner du Gabon une image forte à l’étranger.

Des artistes engagés

Les artistes, avec Michelle Nzé (2e à gauche), ont été honorés par la présence de Sarah Eyeang,  la SP du Maire de Libreville (2e à droite).

Pour le harpiste Lipobo, de son vrai nom Lipobo Hanaël Noehen, l’adhésion a été immédiate : il aime la peinture. Les organisateurs sont venus le solliciter chez lui à une heure du matin. «C’était assez particulier, mais je ne pouvais pas ignorer cet appel. J’ai tout de suite accepté.»

Le danseur Keys Ngonga, lui, marie la danse moderne à la danse traditionnelle, dans une formation suivie sous la conduite de son mentor, Arnold Djoumba. «Cette collaboration n’est pas physique, elle est spirituelle : ce sont les esprits qui se sont unis», confie-t-il, saluant une peintre aux «imaginations débordantes» et une belle occasion de promouvoir son parcours.

La Mairie de Libreville applaudit

Venue spontanément assister à la prestation, Sarah Eyeang, secrétaire particulière du maire de Libreville, ne cache pas son enthousiasme. «J’ai trouvé le moment magnifique. C’est la première fois que j’assiste à une telle rencontre.» Selon elle, la danse contemporaine ne vole pas nos traditions : elle s’en nourrit pour raconter l’histoire d’aujourd’hui.

Elle rappelle que la Mairie soutient régulièrement les artistes gabonais et les associe à ses cérémonies. L’exposition de Michelle Nze est d’ailleurs actuellement présentée à l’Hôtel de Ville. A noter aussi la présence à cette représentation de Sun Mou, Chancelier, responsable administratif  de l’Ambassade de la République Populaire de Chine au Gabon.

Sun Mou, Chancelier, responsable administratif  de l’Ambassade de la République Populaire de Chine au Gabon (2e à droite) a posé avec les artistes.

Share.
Leave A Reply

Autoriser les notifications OK Non merci