Roméo Fabrice Nguema Ondo, le DG de la Gabonaise des jeux.
Par AM (photo Africa-Press)
Au troisième jour des travaux de la Task force pour le renouveau du football gabonais, le directeur général de la Gabonaise des Jeux (GDJ), Roméo Fabrice Nguema Ondo, a échangé avec les participants des commissions, samedi 24 octobre 2026, au Stade de l’Amitié sino-gabonaise, à Akanda.
Un secteur repris en main par l’État
Selon lui, la GDJ est née d’une décision du chef de l’État, dans une dynamique plus large de réappropriation de l’économie nationale, déjà engagée dans les hydrocarbures, le bois et le transport aérien. Vient désormais le tour des jeux, un secteur exploité exclusivement par des opérateurs privés depuis une trentaine d’années. « Le cas du Gabon était singulier : il n’y avait pas d’opérateur national », explique-t-il.
L’État a donc posé deux actes : instituer un monopole sur les jeux, puis créer la GDJ pour l’exercer. Lancée officiellement jeudi 22 octobre au Palais des congrès, elle est l’équivalent gabonais d’une loterie nationale, à l’image de la Lonase au Sénégal ou de la Lonaci en Côte d’Ivoire.
Travailler avec les opérateurs privés
Monopole ne rime pas avec exclusion. « Quand on a institué le monopole, l’objectif n’a pas été de les écarter, mais bien au contraire de travailler avec eux », assure le directeur général. Les licences des opérateurs existants ont été reconduites, et la GDJ proposera sa propre offre de jeu, en partenariat avec des opérateurs locaux.
Une vocation sociale
Pour Roméo Fabrice Nguema Ondo, une loterie nationale est « en quelque sorte une levée de fonds » destinée aux populations, non à l’enrichissement. Il rappelle que l’ancêtre de la Française des jeux avait été créé pour aider les « gueules cassées », ces blessés et orphelins de guerre. « Toutes les loteries du monde ont une dimension sociale. » La GDJ financera donc le social, la culture et le sport.
Le championnat de football en première ligne
Sur le sport, les instructions sont «claires et fermes» : soutenir en priorité le championnat national D1-D2, avec une enveloppe clairement définie. Une convention pourrait bientôt être signée entre les parties. L’ambition : un produit attractif, une dynamique profitable à tous, et un football gabonais qui puisse vivre de lui-même.
Le ballon rond ne sera pas le seul bénéficiaire : la GDJ entend soutenir le sport dans son ensemble. Son directeur général invite d’ailleurs le public à parier sur la plateforme gdjbet.com pour y contribuer.
