Par Annie Mapangou

Du 07 au 11 avril 2026, l’association pour la promotion du livre et des arts (APLA) a organisé la deuxième édition du Salon du livre jeunesse de Libreville (SLJL), sous le thème: «Lire le monde de demain», avec la présence des participants nationaux et internationaux.

C’est le Directeur de Cabinet de la ministre d’État, ministre de l’Education nationale et de l’Instruction civique, en lieu et place de la Cheffe de ce département, empêchée, qui a procédé à la clôture des travaux du SLJL, ce samedi 11 avril 2026, à la Chambre de commerce de Libreville. C’était en présence de la présidente d’APLA, des participants nationaux et internationaux, des élèves, étudiants et des invités.

Justine Mintsa, figure importante de la littérature en Afrique centrale a, dans son propos précisé que la tenue de ce salon doit constituer une opportunité pour préconiser des solutions pour une politique de la prise en compte du livre, allant de l’institution des structures favorables à la création littéraire, telles que voyages d’études, résidence d’écriture, séminaire d’écriture, bourse de création littéraire, à l’implantation des structures favorisant la lecture, telles que l’intégration des bibliothèques dans toutes les écoles et les communautés rurales, l’organisation de conférences sur les nouvelles parutions, l’offre des productions littéraire nationales à des personnalités locales et internationales et leur dépôt dans les ambassades du pays dont les auteurs sont originaires.

Dans son discours marquant la fin des travaux, le Directeur de Cabinet de la ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale,  tout en transmettant les félicitations de la ministre d’État, empêchée, a déclaré que salon n’a pas seulement été une exposition d’ouvrages. «Il a été le témoignage vivant de la vitalité de notre culture et de l’appétit de savoir de notre jeunesse. »

L’intervenant a relevé que  le succès de cet événement s’inscrit en droite ligne de la très haute vision de son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la République, qui dans son Plan national de croissance de développement, place l’humain et l’éducation au sommet des priorités de la 5ème République.

 «Pour le président de la République, Chef de l’Etat, Chef du gouvernement, le livre est un levier de croissance : en investissant dans la littérature de jeunesse, nous forgerons des citoyens fiers de leur identité gabonaise, capables d’innover et de porter le développement de demain. Cette ambition se traduit concrètement par la nationalisation de nos manuels scolaires et le soutien indéfectible aux industries créatives locales.»

Avant d’ajouter : «Comme le disait si bien l’écrivain Amadou Hampâté Bâ: ‘’En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle’’. A travers ce salon, nous avons prouvé que grâce à vos écrits et vos illustrations, nos bibliothèques ne brûleront plus ; elles s’enrichissent, se modernisent et se transmettent désormais de génération en génération sous forme de papier et d’images».

Au terme de ces cinq jours de travaux axés sur la littérature, des prix ont été octroyé à certains apprenants:

  1. Le prix du concours de la poésie a été remporté par Oumar Stébane Ovenga Mouele, élève en classe de 2nde STI au Lycée Technique national Omar Bongo, pour le poème : ‘’Livre de demain’’.
  2. Le prix du concours de la nouvelle à été remis à Karen-Happuch Meguidjo Ngalamo, Tle Dau Lycée public de Montalier pour la Nouvelle : « D’où naît le lendemain ».
  3. Le prix du concours du Roman a été décerné à Chrismelda Dinzona Moutendi, élève en classe de 4ème au Lycée public de Montalier, pour le Roman de jeunesse : ‘’Cœur noir, cœur libéré’’.
  4. Le prix du concours les Champions de la lecture Justine Mintsa 2026 a eu comme lauréate, Asrie Schemida Mandji Mandji, élève en classe de 4ème Année à l’institut Léon Mba.

Selon la présidente d’APLA, Sylvie Ntsame, la troisième édition du Salon du Livre Jeunesse de Libreville se déroulera en 2028 avec un autre pays invité d’honneur.

 

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