Une photo de famille des officiels, pour immortaliser cette rencontre.

Par Annie Mapangou

Le Gabon, à l’instar des autres pays du monde a célébré Journée mondiale de la sensibilisation sur l’autisme, ce jeudi 02 avril 2026, à la Bibliothèque de l’Université Omar Bongo (UOB). C’était à l’initiative de la Fondation horizons nouveaux (FHN) et du soutien de ses partenaires.  Le thème retenu est: «Autour des pratiques: se rencontrer et partager autour de l’autisme». 

Cette rencontre s’est déroulée en présence de la Directrice générale de FHN, du Secrétaire général de l’UOB, du Recteur, des Vice-recteurs, de la Directrice générale du Centre des œuvres universitaires (CNOU), des représentants des institutions et des partenaires, des enseignants-chercheurs, des professionnels et étudiants.

Le sujet de l’autisme est d’une importance cruciale dans le domaine des soins de santé. L’autisme ou le trouble du spectre autistique, est un ensemble de troubles neurodéfrontaux qui affectent la communication, les interactions, le comportement et les agressions sociales. Les manifestations de l’autisme varient considérablement d’une personne à une autre, elles peuvent être légères ou sévères.

Le Professeur Simon Ategbo, Pédiatre et Directeur général adjoint du Centre Universitaire Mère-Enfant de la Fondation Jeanne Ébori qui a présenté la leçon inaugurale des troubles du spectre autistique en Afrique: défis et perspectives, nous fait un résumé ici:« A l’occasion de cette journée mondiale de sensibilisation sur les troubles du spectre autistique, j’ai été invité à parler de la leçon inaugurale concernant les défis et les enjeux avec les perspectives pour notre pays. Il était question d’abord de montrer que le problème des troubles du spectre autistique est réel dans notre pays, à partir des définitions qui sont connues, à partir de toutes les publications qui sont faites concernant cette problématique au Gabon.

«Dans le monde, on pense en réalité que la prévalence de l’autisme est de l’ordre d’environ 1% de la population. Donc, on devrait s’attendre dans cette tranche d’âge, où le diagnostic est fait autour de 2 ans, à peu près, près de 7000 enfants. Malheureusement, on se rend compte que ces enfants ne sont pas intégrés dans un seul registre. On n’a pas une idée très claire de la situation parce que les données ne sont pas engrangées.»

Poursuivant son propos, il a indiqué au sujet de ces données, qu’elles sont disparates aussi bien dans les hôpitaux, dans les cabinets d’orthophonistes, chez les kinésithérapeutes, dans les associations. «Il serait intéressant qu’on puisse réfléchir à comment est-ce qu’on peut recenser globalement ces enfants. Une fois qu’ils sont recensés, on doit connaître également quels sont les besoins de ces enfants. Leurs besoins en termes médical, en termes de prise en charge. Mais d’abord, avant la prise en charge, le dépistage rapide. Les précautions pour pouvoir prendre en charge le plus rapidement possible. Leurs besoins également en termes de scolarisation. Également en termes de socialisation au niveau de la communauté. Parce que malheureusement, ils sont rejetés. Et on sait que la plupart de ce qu’on peut proposer à ces enfants repose en grande partie sur leur famille.»

Ces enfants doivent bénéficier du secours du gouvernement à partir de la Caisse nationale de maladie et de garantie sociale (CNAMGS) et du ministère des Affaires sociales. Toutefois, ceci a besoin d’être optimisé encore pour que le bien-être de l’enfant autiste soit encore meilleur au Gabon.

Le Secrétaire général de l’UOB, Professeur Enombo, dans son discours, s’est félicité  d’accueillir cette rencontre. « En initiant cette rencontre, la Fondation ne se limite pas à l’accompagnement des personnes en situation de handicap, mais elle ouvre un cadre de réflexion collective, nécessaire pour faire évoluer les bonnes pratiques. L’université, en tant qu’institution du savoir, a bien sûr pour mission de former et de produire des connaissances, mais elle a aussi un rôle essentiel à jouer dans la compréhension et l’accompagnement des pathologies qui affectent le corps social», a-t-il indiqué.

Avant d’ajouter: «La question du repérage, du diagnostic et de la prise en charge des troubles du spectre de l’autisme s’inscrit pleinement dans ses missions. Elle interpelle le contenu de nos formations. Elle questionne l’orientation de nos pratiques pédagogiques et scientifiques. Elle invite, par ailleurs à renforcer les liens entre savoir théoriques et réalités de terrain».

Par la suite, le Secrétaire général a parlé des acteurs clés de l’autisme, en relevant qu’au-delà des concepts, ce sont des parcours de vie qui sont en jeu : des enfants, des familles et des professionnels engagés au quotidien.

«L’un des défis majeurs reste aujourd’hui, la structuration d’un parcours de prise en charge plus lisible et plus coordonné. Les difficultés d’orientation, l’absence de repères clairement établie ou encore les contraintes rencontrées dans les dispositifs d’inclusion, appellent à une réflexion collective. C’est pourquoi, des espaces comme celui-ci sont essentiels. Ils permettent de croiser les regards, de partager les expériences, mais aussi identifier ensemble les pistes d’amélioration, adaptées à notre contexte», a-t-il souligné.

Le Pr Renombo a souhaité que cet événement soit un moment riche d’échanges sincères et constructif, au service d’une meilleure prise en charge des personnes concernées.

Pour sa part, le Directeur général de la Polyclinique El Rapha, Andjoua, a dans le mot de clôture déclaré: «Vos interventions, vos questions et vos partages d’expériences ont permis de mieux cerner les enjeux liés au repérage, au diagnostic et à la prise en charge des troubles du spectre de l’autisme. Ils ont également nourri une réflexion collective essentielle, orientée vers l’amélioration des pratiques et une meilleure adaptation aux besoins des enfants et de leurs familles.»

Retenons que les caractéristiques de l’autisme se traduisent par une difficulté de communication. Les personnes autistes peuvent éprouver des difficultés à comprendre et à utiliser la communication verbale et non verbale. Les comportements répétitifs impliquent des mouvements répétitifs, des rituels ou des intérêts restreints. Donc, les personnes qui souffrent d’autisme ont des routines.

La forte assistance lors des échanges (1 et 2).

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