Le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy (à droite) et sa collègue ministre du Commerce, Chaning Zenaba Gninga,

Par Annie Mapangou

Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural et le ministère de l’Entrepreneuriat, du Commerce et des PME-PMI ont organisé une conférence de presse, ce jeudi 26 mars 2026, au Cabinet du ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, sis à l’immeuble interministériel à Batterie 4, pour le lancement officiel de l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) relatif à la sélection de cent cinquante fermes avicoles sur l’ensemble du territoire national.

L’AMI est une initiative structurante qui vise le renforcement de la production locale, stimuler l’entrepreneuriat avicole et contribuer à la souveraineté alimentaire du Gabon. Son objectif est d’identifier et de sélectionner cent cinquante fermes avicoles locales existantes, qui bénéficieront d’un programme de renforcement des capacités techniques, productives et financières, afin d’accroître leurs productions de poulets de chair.

C’est dans ce cadre que le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural, Pacôme Kossy à s’expliquer devant les médias en présence de la ministre de l’Entrepreneuriat. Rappelant que c’est lors du Conseil des ministres du 26 février dernier qu’il y a eu l’approbation du Plan opérationnel d’urgence pour la filière avicole, en abrégé POUFA.

«L’objectif de ce plan est d’établir une stratégie d’intervention à court terme dans la filière avicole. Pourquoi ? Parce que si nous allons arrêter d’importer le poulet de chair à la fin de cette année, il est important que nous nous organisions», a déclaré le patron de l’Agriculture.

Le POUFA considéré comme la colonne vertébrale est le Plan opérationnel d’urgence de la filière avicole (POUFA) constitue le socle stratégique de cette réforme qui vise à accroître la production de poulets de chair.

Poursuivant son propos, le ministre de l’Agriculture a expliqué  que le POUFA articule une grande démarche qui tourne autour de la chaîne de valeur avicole. «La chaîne de valeur, c’est le fait de connecter les producteurs et les consommateurs. Cette connexion veut qu’on ne regarde pas juste les aspects de production mais, qu’on regarde tous les aspects du marché jusqu’au consommateur. Par exemple, il y a les aspects qui sont liés à l’énergie, à l’eau, au circuit de commercialisation, à la logistique, au marketing, aux nouvelles technologies. Donc, c’est une chaîne complète qui va faire en sorte qu’il y ait un lien fort entre ceux qui produisent et ceux qui consomment: ce sera le POUFA», a soutenu avec force Pacôme Kossy.

L’intervenant a également relevé que dans le POUFA, l’une des actions crédibles, c’est l’appui et la structuration de cent cinquante fermes avicoles de taille petite et moyenne. «On a fait le recensement en début d’année et nous nous sommes rendus compte que sur le territoire national, nous avons environ 373 fermes avicoles (moyennes ou de petites tailles. L’idée que nous avons, c’est de relever environ cent cinquante fermes sur les trois cent soixante-treize existantes avec lesquelles nous pouvons travailler. D’où l’appel à manifestation d’intérêt qui a été lancé, le 12 mars et est apparu dans quelques médias de la place, la  la date line étant le 1er avril. »

Ainsi, l’appui à apporter aux cent cinquante fermes avicoles sélectionnées s’articule sur quatre points essentiels :

  • L’accompagnement dans l’expansion, la structuration de leur exploitation ;
  • Les intrants ;
  • L’encadrement technique ;
  • L’appui du ministère du Commerce. Par exemple soutien aux promoteurs avicoles.

La ministre de l’Entrepreneuriat, du Commerce et PMI-PME, Chaning Zenaba Gninga, s’est pour sa part félicitée de la décision prise par le président de la République, chef de l’État pour  accompagner à court terme, cent cinquante entrepreneurs avicoles. «En terme d’importations, nous sommes pratiquement à 70 milliards, sinon plus», a-t-elle relevé.

 Quel sera le rôle du ministère de l’entrepreneuriat ? «Nous, au sein du ministère, c’est de mettre en place un environnement favorable au développement des PME, faciliter l’accès au financement à travers des mécanismes adaptés, structurer les circuits de commercialisation et de distribution», a-t-elle précisé.

Notons que l’objectif de cet appel est de soutenir les exploitations avicoles locales, pour augmenter significativement la production nationale, dans la perspective de la souveraineté alimentaire. Les documents physiques pour répondre à cet appel sont à déposer à la direction générale de l’Élevage à Libreville, ainsi que dans les directions provinciales de l’agriculture des neuf provinces, contre un accusé de réception. Ou encore envoyer par voie électronique, le dossier scanné en un seul fichier à l’adresse suivante:

150fermesgabon@gmail.com. La date de l’analyse des dossiers puis contractualisation est fixée au 17 avril 2026. Celle du démarrage de la production, le 1er septembre 2026.

Share.
Leave A Reply

Autoriser les notifications OK Non merci