Par Annie Mapangou

L’ONG Waris a organisé une réunion de prise de contact en vue de la mise en place du Club de Paix sur la base de la résolution 2250, dans la salle de l’Amphithéâtre du Lycée Quaben, sis au quartier Louis dans le premier Arrondissement de la Commune de Libreville, en présence de la Coordinatrice des activités culturelles, Judith Nyoundou, des Responsables des clubs de l’économie familiale, danse traditionnelle et moderne, environnement et paix, théâtre, art plastique ou traditionnel  et chorale.

Cette prise de contact du club de paix, au Lycée Quaben a réuni tous les clubs dudit établissement, excepté, le club d’anglais, qui avaient déjà débuté ses activités.

Pour l’ONG Waris, l’objectif de cette prise de contact était de présenter le contenu juridique de la résolution 2250 du 19 décembre 2015.

L’exposant de cette résolution, Prospère Ndjimbi Mackosso s’est appesantie sur trois mots : « Le premier mot, c’est participation. Le deuxième mot, c’est prévention. Le troisième mot, c’est partenariat. De ces trois mots, il y a un fond. Le fond est que tout adhérent à un club est invité a participé à la vulgarisation des dispositions de la résolution 2250, dont le fondement est la culture de la paix, la lutte contre le conflit, la lutte contre le terrorisme. »

Il a ensuite expliqué et démontré le lien qui existe entre tous ces clubs qu’il a assimilé à une famille ayant plusieurs lignées et, qu’aucune économie ne peut prospérer si la paix n’est pas le premier pilier à enraciner.

Poursuivant son propos, il a ajouté : « Tout ce qui doit se faire, doit se faire dans la paix, en commençant par le cadre familial. C’est dans la famille qu’on éduque. Qu’elle soit restreinte ou élargie, l’école ne fait que de l’instruction. Mais la spécialité de Quaben, c’est parce qu’il fait les deux.  Quaben étant un établissement catholique, par excellence, de par son histoire, Quaben, tout comme Immaculée, Bessieux, Sœurs Bleues, Mère Jean, fait les deux. Ils instruisent et ils éduquent les enfants, la discipline est de rigueur. C’est pour cette raison que le projet Ytou a trouvé un enracinement favorable au niveau de Quaben parce que les dispositions mentales et comportementales s’y prêtaient.»

Prospère Ndjimbi Mackosso a expliqué le fondement de cette résolution: « La résolution 2250 est un acte qui a été pris par le Conseil de sécurité de l’ONU, où le Gabon a fait partie. Cette résolution, qui n’est pas à comparée avec les autres résolutions, a une valeur juridique obligatoire d’application parce qu’il s’agit de la paix. Toutes les résolutions du Conseil de sécurité ont une valeur d’application obligatoire pour les États partis. Et c’est cette résolution qui fait de la paix le cheval de bataille. C’est cette résolution qui lutte contre le terrorisme, qui lutte contre la violence et qui demande que la jeunesse soit impliquée sur toute la chaîne du combat contre les violences, contre le terrorisme, contre les guerres. »

La Coordinatrice des activités sociales et éducatives du Lycée Quaben, Judith Nyoundou (Quaben) a donné son point de vue par rapport à cette réunion de prise de contact avec l’ONG Waris, dans le cadre du Projet Ytou: «J’ai trouvé l’initiative  très bonne  pour nos apprenants et par rapport à ce qui se passe en ce moment  avec notre jeunesse. Le sujet est d’actualité  et nos jeunes  doivent être  sensibilisés  pour connaître les dangers  qu’ils encourent en commettant  les actes de violence,  tant en milieu  scolaire  que dans leur quotidien.»

Retenons que l’ONG Waris a été invitée un jeudi sur deux pour le suivi-évaluation et la concertation en vue d’orienter les objectifs, corriger les lacunes. C’est plus d’une trentaine d’élèves qui ont pris part, qui étaient disposés, qui attendaient l’engouement. Tous ont juré de faire la culture de la paix un cheval de bataille.

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