Par Annie Mapangou
Le Réseau National des Journalistes Indépendants (RENAJI), en partenariat avec le Conseil International de l’Intelligence Artificielle (CONIIA), dont le siège africain est établi à Lomé en République du Togo, a lancé le Séminaire de formation, ce mercredi 18 février 2026, sous le thème: «Intelligence artificielle, éthique et responsabilité éditoriale», à l’Université EM-Gabon, sise au quartier Mindoubé 2.
La cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence du Représentant du CONIIA, du Représentant du président-fondateur de l’Université EM-GABON, les représentants du Recteur de l’Université Omar Bongo, des experts, des délégués provinciaux du RENAJI et des invités.
Ce séminaire vise à imprégner les professionnels de la communication du Gabon, des potentialités, mais également des limites, liées à l’usage des outils d’intelligence artificielle. Cela constitue un investissement stratégique, à la fois pour le présent et l’avenir du journalisme gabonais.
Cette rencontre scientifique et professionnelle qui tient au centre d’une diversité d’expériences et de perspectives enrichissantes, tourne autour des enjeux contemporains de l’intelligence artificielle appliquée aux métiers de l’information. Trois temps forts ont marqué la séance inaugurale, d’abord l’allocution du Représentant du président-fondateur de EM-GABON, l’intervention du président du RENAJI et le mot du Représentant du président du CONIIA.
Le Dr Thierry Afane Otsaga, Directeur de Cabinet de EM-GABON, Représentant le président-fondateur a, d’entrée, relevé que dans un monde où l’intelligence artificielle transforme radicalement la production et la diffusion de l’information, ce séminaire arrive à point nommé. «Il nous invite à réfléchir collectivement aux défis Éthiques qui en découlent: comment garantir une responsabilité éditoriale irréprochable face à des algorithmes omniprésents ? Comment préserver la vérité, la transparence dans un écosystème médiatique numérisé ?»
Le Directeur de Cabinet, l’Université EM-GABON, fidèle à sa mission d’excellence académique et d’innovation responsable, se félicite d’abriter cette initiative. «Nous y voyons une opportunité unique pour le Gabon de se positionner comme un acteur majeur dans le débat mondial sur l’IA éthique. Vos échanges enrichiront nos curricula, inspireront nos chercheurs et formeront les leaders de demain à manier ces technologies avec sagesse et intégrité», a-t-il ajouté.
Dans son allocution, le président du RENAJI, Aimé Serge Boulingui, a noté que l’intelligence artificielle peut se révéler ambivalente. «Elle peut être un outil redoutable de manipulation des masses à travers les deepfakes et autres contenus falsifiés. Mais elle peut également constituer un instrument puissant de vérification de l’information, en détectant les truquées, les vidéos altérées et les contenus trompeurs qui circulent dans l’espace public.»
Le président fondateur de Human IA, Dr Jerome Ribeiro, Représentant le président du CONIIA, Dr Malick Morris Mouzou, a fait savoir que le CONIA démystifie, sensibilise, acculture et nous éduque sur les enjeux de l’intelligence artificielle. «Le CONIA organise des événements à travers le monde, pour faire en sorte que l’humain, maîtrise cet outil qu’est l’intelligence artificielle. Il ne vous a pas échappé que depuis la sortie des IA génératives, on ne parle que d’intelligence artificielle. On ne parle que de remplacement des humains par l’intelligence artificielle. »
Poursuivant son propos, l’intervenant a déclaré: «Le Dr Malik Morris Mouzou travaille beaucoup en Afrique pour les Africains. Pour toutes les intelligences artificielles africaines… Seulement 3% des données africaines sont sur le sol africain. Il est temps de changer. Il est temps d’avoir de la souveraineté d’avoir des intelligences artificielles qui vous ressemblent, qui répondent à vos besoins. C’est pour ça que le CONIIA participe, faire en sorte que vous maîtrisiez cette technologie, pour créer des solutions qui vont vous aider. Qui vont aider l’Afrique. Qui vont développer l’Afrique. Aujourd’hui, l’Afrique est déjà leader dans certaines technologies. »
Ce séminaire de formation rentre dans le cadre du programme MEDIAFRIQUE de CONIIA qui est basé sur l’immersion des journalistes africains dans l’univers de l’intelligence artificielle. Il vise ainsi à démystifier l’IA, à aider les journalistes à mieux comprendre ses enjeux, à maîtriser ses outils et à les utiliser efficacement dans leur travail, tout en respectant l’éthique et la déontologie. Ce projet est destiné à former entre 100 et 200 journalistes dans chaque pays africain. Ainsi, entre 2023 et 2025, ce programme à former plus de 435 journalistes au Togo, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, contribuant de ce fait à l’émergence d’une presse africaine mieux préparée aux défis technologiques contemporains.
Rappelons que ce séminaire de formation intervient trois semaines après la signature du protocole d’accord entre le RENAJI et le CONIIA, le 30 janvier 2026, dans la capitale du Togo, Lomé au profit d’une centaine de journalistes et professionnels de la communication issus des médias publics et privés, en provenance des différentes régions du pays.
«Ce séminaire est placé sous l’éclairage d’experts internationaux aguerris, cette formation se veut un cadre d’élévation intellectuelle et de réflexion stratégique sur la responsabilité sociétale des communicants face aux défis technologiques de notre. » A précisé le président du RENAJI.
