Par Annie Mapangou
L’ONG WARIS a sensibilisé les 10 et 11 février 2026, à travers son Projet Ytou financé par l’Ambassade du Canada via le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL), une séance de sensibilisation auprès des élèves du collège catholique Don Bosco, situé à la cité SNI Owendo dans le 1er arrondissement de la commune d’Owendo, sur les violences en milieu scolaire.
Cette sensibilisation a tourné autour des causes, conséquences, sanctions et solutions par rapport au cas de violences en milieu scolaire.
Selon l’Agent sensibilisateur, Fredy Niama, la sensibilisation, s’est très bien passé. Les élèves ont accueilli cette rencontre avec amour et étaient vraiment attentionnés. Les animateurs ont constaté que les élèves sont conscients, veulent que les violences en milieu scolaire cessent. Qu’il n’y ait plus de violence dans le milieu scolaire. Des propositions de solutions ont été faites aux élèves et lesquelles ont été retenues. ,
L’Agent sensibilisateur, Fredy Niama a déclaré: «Les enfants ont été accueillants. Ils nous ont donné de leur temps, ils ont été concentrés, ils ont écouté nos messages, ils nous ont aussi dit des choses.»
«Les enfants étaient vraiment conscients. Ils ont partagé ce qu’ils avaient en eux, dans le cœur. Ils nous ont même donné des propositions. J’ai vu des enfants qui veulent l’amour au milieu d’eux et c’est très beau», a-t-il ajouté.
L’élève Emmanuel Gégé Obame, en classe de 6ème a relaté ce qu’il a retenu durant la communication faite par les Agents sensibilisateurs: « J’ai retenu que lorsqu’on fait du mal à quelqu’un, ça peut le rendre méchant. On ne doit pas faire du mal aux autres… Si je pouvais donner un conseil à plusieurs autres enfants, j’allais dire que les violences en milieu scolaire, ce n’est pas bien parce que si on violente un autre enfant, ça peut rendre mal à l’aise et il peut changer de comportement et devenir méchant. »
La Psychologue développeur de l’enfant au sein de cet établissement, Gina Bang Mve a, à son tour déclaré : «Comment on sait que l’être humain en général se conduit parfois par une façon déshonnêtement ou bien c’est un être humain qui a des émotions et dans ces émotions il y a des effets nuisibles qui peuvent se manifester. Au sein de l’établissement on ne peut pas exclure l’affaire des violences, parce que nous avons des enfants qui sont intimidés, d’autres qui sont humiliés, certains qui se moquent, les uns qui sont intimidés et ainsi de suite. Nous sommes parfois victimes, c’est-à-dire les enfants, des violences morales, des violences psychologiques, des violences physiques. Les violences physiques sont très rares mais plus des violences psychologiques».
Gina Bang Mve a l’habitude de recevoir plusieurs enfants en larmes qui lui raconte leurs frustrations suite au comportement de leurs camarades de classe.
C’est dans ce cadre qu’elle a précisé: «Nous, au niveau du service de psychologie on essaie de trouver des voies et moyens, des techniques pour essayer de gérer la situation de celui qui a commis l’acte et de l’autre qui en souffre. Mais pour pouvoir prévenir ces violences, il faut beaucoup de sensibilisation, d’attention et d’écoute auprès de ces enfants.»
Poursuivant son propos, elle a précisé ce qui doit être fait: «Leur montrer les attitudes adéquates qu’il faudrait manifester au sein de l’établissement, afin de ne pas être sujet d’une conséquence administrative ou pénale. Donc, dans l’établissement on est aussi sujet de cela mais on essaie avec les moyens que nous avons de pouvoir aider ces enfants à pouvoir gérer leurs émotions, parce que certaines personnes veulent montrer à quel point ils sont supérieurs aux autres ou bien qu’ils ne sont pas, on peut dire, des moins que rien ou bien qu’ils ne sont pas des faibles devant les autres. Au sein de l’établissement on fait attention un peu à tous ces regards, à toutes ces violences pour que cela ne puisse pas prendre de l’ampleur.»
La Psychologue n’a pas manqué de donner son sentiment par rapport à la sensibilisation faite par les Agents sensibilisateurs du Projet Ytou: «J’étais beaucoup satisfaite parce que cela vient combler ce que nous donnons déjà ici. Je suis aussi satisfaite parce que les enfants sortent de là plus aguerris et plusieurs, même après les interventions, sont venus vers moi pour présenter un peu les différentes souffrances, violences dont ils sont victimes.»
Selon la Psychologue, depuis l’ouverture du Service de psychologie, ces jeunes sont de plus en plus ouverts et, ils comprennent l’importance d’avoir un psychologue au sein d’un lycée pour pouvoir trouver des solutions aux problèmes dus aux violences.
