Par Annie Mapangou
La session ordinaire du Conseil municipal de Libreville, ouverte le jeudi 9 avril 2026 sous la présidence du maire Pierre Matthieu Obame Etoughe, s’est achevée le même jour dans un climat politique marqué par les tensions et les calculs. Au centre des discussions: l’examen et l’adoption du budget primitif 2026, estimé à 30 723 038 739 FCFA. Mais au-delà des chiffres, c’est surtout la vision réformatrice du maire qui semble aujourd’hui bousculer les vieilles habitudes et susciter des résistances chez certains conseillers, peu enclins au changement.
En effet, depuis son arrivée à la tête de l’Hôtel de Ville, Pierre Matthieu Obame Etoughe s’est attelé à redonner souffle et dignité à une administration longtemps marquée par la léthargie et l’improvisation. Sous son impulsion, la gestion municipale a connu un véritable tournant: amélioration du cadre de travail, rétablissement de l’accès à l’eau au sein des services, réhabilitation des sanitaires, et surtout, remise en ordre du fichier du personnel. Ces réalisations concrètes, perceptibles par tous les agents municipaux, traduisent une volonté inébranlable de redressement et de moralisation.
LES DYSFONCTIONNEMENTS APPARTIENNENT AU PASSE: «Pendant longtemps, l’Hôtel de Ville a été un lieu d’inconfort où, la pénurie d’eau et l’insalubrité régnaient. Aujourd’hui, tout cela appartient au passé», témoigne un agent satisfait. Ces réformes, souvent jugées ordinaires, constituent pourtant les fondations essentielles d’une mairie moderne, où chacun retrouve la fierté d’y travailler.
Mais, il faut croire que ce vent de renouveau n’agrée pas tout le monde. En seulement quatre mois, le maire a mis en lumière des dysfonctionnements structurels que d’aucuns préféraient ignorer: l’existence de travailleurs fantômes, des écarts budgétaires injustifiés, et des irrégularités dans la gestion de certains marchés publics municipaux. Ces découvertes, issues d’un nettoyage rigoureux du fichier du personnel, ont révélé des pertes considérables, pour la collectivité et donné lieu à des ajustements nécessaires.
Le maire Obame Etoughe a également multiplié les descentes sur le terrain. L’une des plus marquantes demeure celle effectuée au marché Mont-Bouët, le plus grand de la capitale. Son inspection méticuleuse, de fond en comble, a permis de relever plusieurs incohérences administratives et sanitaires.
Les mesures correctives envisagées n’ont cependant pas été du goût de tous: certains responsables, clairement dérangés par la rigueur du nouveau management, se sont alliés dans l’ombre pour tenter de freiner sa dynamique réformatrice.
Cette opposition larvée s’est matérialisée au moment du vote budgétaire. Pour mettre la pression sur le maire et le pousser à infléchir sa démarche de restauration, ses détracteurs ont choisi de bloquer l’adoption du budget primitif, paralysant de facto la clôture normale de la session. Une manœuvre politique bien connue, mais qui peine à émousser la détermination du premier magistrat de la capitale.
BAISSE DES EMOLUMENTS DES CONSEILLERS: L’élément qui semble avoir véritablement cristallisé les rancunes est, sans doute, la baisse des émoluments des conseillers municipaux, une mesure prise par le maire lui-même, dans un souci d’exemplarité et de saine gestion des deniers publics.
En renonçant à certaines facilités financières pour redistribuer les ressources vers les priorités sociales et techniques, Pierre Matthieu Obame Etoughe a frappé fort. Une décision saluée par les citoyens comme un acte d’intégrité, mais perçue par certains élus comme «une attaque contre leurs acquis».
C’est précisément là que se situe le courage politique du maire: privilégier l’intérêt collectif au confort personnel.
Face à la désinformation relayée par certaines chaînes nationales évoquant un budget fictif ou exagéré, Pierre Matthieu Obame Etoughe a tenu à rétablir la vérité: le budget alloué au cabinet du maire pour l’exercice 2026 est bel et bien fixé à 1,7 milliard de FCFA, un montant en baisse contrôlée, conforme à la politique de rationalisation des dépenses publiques initiée sous sa mandature.
Cette clarté budgétaire illustre à elle seule, le souci de transparence qui guide l’action du maire, dans la droite ligne de la feuille de route du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui prône une gestion publique exemplaire et responsable.
«Nous avons le devoir moral de rendre compte. Gouverner, c’est assainir, même si cela dérange», aurait confié le maire à ses collaborateurs, déterminé à poursuivre ses réformes, sans faiblir.
Car à Libreville, les résultats sont là. En quatre mois, le maire Pierre Matthieu Obame Etoughe a replacé l’action municipale sur des rails solides: une administration mieux encadrée, un personnel valorisé, une discipline restaurée, et un cap économique clairement défini autour de la modernisation, de l’assainissement et du service aux citoyens. Cette dynamique nouvelle dérange certes les tenants du désordre établi, mais enthousiasmera à coup sûr, les partisans d’une gouvernance rigoureuse et intègre.
L’Hôtel de Ville nouveau est en marche. Et si les réformes du maire font peur à certains, c’est bien parce qu’elles touchent aux fondements mêmes de la complaisance et de l’immobilisme. À Libreville désormais, le changement n’est plus une promesse, c’est une réalité palpable, orchestrée avec méthode et courage par un homme dont la loyauté et la persévérance redéfinissent la fonction municipale.
