Par Annie Mapangou
Le Lycée technique et technologique de la Prophétie sur le centre chrétien de Libreville (PROCCL), sis à la Cité Octra, dans la Commune d’Owendo, a servi de cadre à la clôture de la Campagne de sensibilisation des lycéens et collégiens sur les violences en milieu scolaire, initiée par l’ONG Waris à travers le Projet Ytou, financé par le Fond canadien d’initiatives locales (FCIL), les 25 et 26 février 2026.
Les Agents sensibilisateurs, Élodie Ntsame et Claude Arthur Mbondzi ont édifié les élèves de la 6ème en Terminale sur les causes, les conséquences, la prévention et les solutions des violences en milieu scolaire.
Pour le proviseur du Lycée, Josie Charlotte Ngomo, cette campagne se déroule au bon moment et, a déclaré dans son propos : « Cette conférence, organisée par l’ONG Waris, tombe à point nommé. On a eu, il y a deux semaines, un cas de violence. Un élève qui est allé se changer chez lui. Il est revenu pour chercher à se battre avec un membre de l’administration. On essaie, tant bien que mal, au quotidien, de régler les problèmes de violence entre les élèves. Mais on fait le plus souvent face à la violence psychologique. C’est un peu celle qu’on retrouve le plus souvent ici. Et je veux dire que cette conférence est arrivée au bon moment. »
Outre, les matières éducatives, cet établissement dispense un cours sur l’enseignement moral chrétien, dont le proviseur nous explique le bien fondé : « Nous avons dans notre établissement un cours qu’on appelle l’enseignement moral et chrétien. C’est un cours d’éducation. Donc éducation morale, éducation chrétienne. Fondée sur les valeurs de la Bible. Donc le respect, la virginité avant le mariage. Ce sont ces sujets que nous abordons au cours de ce cours qui est fait par des pasteurs de notre communauté. »
L’élève Eunice Ebiessi, en classe de seconde nous donne son sentiment. « J’ai trouvé la sensibilisation intéressante parce que ça nous a permis à nous, les élèves de nous exprimer et de poser toutes les questions afin d’avoir les réponses. On a pu avoir les causes, les conséquences et les solutions, ce qui était très intéressant. Les membres de l’administration ont également pu s’exprimer. »
Elle souhaite que le Projet Ytou puisse toucher plus de jeunes Gabonais afin que les violences en milieu scolaire puissent régresser au sein des établissements.
Euloge Moussavou, élève au 2nd cycle s’est exprimé également : « J’ai été extrêmement touché par rapport aux propos de Madame Ngomo lorsqu’elle m’a cité comme exemple car, elle sait que je suis dans cet établissement depuis la classe de 5ème. J’ai trouvé cette séance assez édifiante. Concernant mon problème, j’ai été, victime depuis la classe de 5ème, bien avant le primaire. Cette situation a commencé à faire naître en moi un air d’impulsivité et d’incompréhension. »
Cet élève est souvent victime de moqueries a cause de son expression verbale.
Le Lycée Technique et technologique PROCCL existe depuis 2016 avec toutes les classes du niveau secondaire.
Notons que PROCCL a une autre dénomination, à savoir :
- Prière : parce que de manière continue, et chaque jour, nous prions pour chacun de nos élèves non apprenants. ;
- Retraite pour le progrès spirituel : parce qu’en tant qu’enfant de Dieu, on peut se retirer dans la présence de Dieu pour recevoir les directives, non seulement pour diriger l’établissement, mais aussi par rapport à une situation avec un élève ou bien deux élèves ;
- Obéissance à Dieu : c’est que les enfants de Dieu que nous sommes, obéissons au Seigneur à tout ce qu’il nous demande de faire. ;
- Conquête des âmes : parce que ce sont des personnes qui doivent être sauvées. Ce sont des élèves, mais ce sont des enfants qui doivent être sauvés, donc on leur présente le Seigneur Jésus-Christ. ; Communion fraternelle : c’est la rupture du pain, c’est le culte d’adoration ;
- Louange : c’est la louange au Seigneur.
Rappelons que l’ONG Waris a débuté le Projet Ytou, le 1 septembre 2025, pour une durée de six (06) mois. Ledit Projet s’est achevé le Jeudi 26 février 2026 conformément aux clauses dudit projet.
