Une photo de famille pour immortaliser cette rencontre des entrepreneurs chrétiens.

Par Annie Mapangou

L’église des disciples – Annexe Vie nouvelle en Christ, sis au terminus du Samu social a abrité la première édition de la Conférence des chrétiens, sous le thème : «Entreprendre selon Dieu », ce samedi 7 février 2026, en présence des entrepreneurs chrétiens.

L’organisatrice de cet événement, l’entrepreneur Dianna Makengo a soutenu que le chrétien doit travailler pour son appel. Et, parmi les passages bibliques qu’elle a cité, figure celui de 2 Thessaloniciens 3 : 8-12 qui déclare : «Nous n’avons pas mangé gratuitement le pain de personne ; mais, dans le travail et dans la peine, nous avons été nuit et jour à l’œuvre, pour n’être à charge à aucun de vous. Ce n’est pas que nous n’en eussions le droit, mais nous avons voulu vous donner en nous-mêmes, un modèle à imiter… Nous invitons ces gens-là, et nous les exhortons par le Seigneur Jésus-Christ, à manger leur propre pain, en travaillant paisiblement.»

La vision de ce concept vise l’intérêt de voir un réveil chrétien, parce que dans les Assemblées chrétiennes, il y a beaucoup de personnes qui vivent dans la précarité. L’objectif est de voir les chrétiens se lever afin de devenir des puissants sur le plan financier.

Le premier sous thème, intitulé: « La mentalité chrétienne », a été animé par l’entrepreneur Cyr Ebang, qui exerce un commerce depuis 2019.

Lors de son intervention il a indiqué  «On se rend compte qu’on est dans un pays qui a développé deux systèmes : le système de la bureaucratie et le système classé de certains métiers. J’ai développé le thème sur la mentalité chrétienne, c’est-à-dire d’enlever ou bien d’éradiquer un certain système de pensée, une certaine façon de voir les choses et certaines croyances aussi. Parce que les chrétiens sont limités, par exemple par ce qui concerne l’argent, c’est un montant, il ne peut pas atteindre cet essai et tout le reste. Donc ce qui fait que le chrétien aujourd’hui doit être libre et entreprendre et que sa mentalité soit changée. Donc, le système de pensée, le système de croyance… »

Pour lui, il faut comprendre ici que chacun va entreprendre en fonction de ce que Dieu a mis dans son esprit.

Pasteur Jacques Ékoum, Église des disciples – Annexe Vie nouvelle en Christ (1) et Dianna Makengo, Entrepreneur et organisatrice de l’événement (2).

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L’organisatrice, Dianna Makengo, a, à son tour, présenté le second sous thème : « L’entrepreneuriat, un culte à rendre à Dieu.»

Au cours de son intervention, elle a expliqué qu’il était question de comprendre que dans tout ce que nous faisons, Dieu tire gloire parce que nous sommes ses enfants. «Nous sommes ses créatures d’abord, nous sommes ses enfants par la suite, ce qui fait de nous, des adorateurs. Et, lorsque nous adorons le Seigneur, nous adorons le Seigneur avec tous nos biens. L’entrepreneuriat étant ce que nous faisons dans le domaine séculier, nous avons besoin que le Seigneur soit au centre. Instaurer l’œuvre de la croix au centre de ce que nous faisons. Donc en gros, c’était de faire comprendre aux chrétiens qu’ils doivent discerner ce qui est bon, agréable et parfait, rendre un culte dans ce que nous faisons, adorer le Seigneur par notre manière de vendre et d’entreprendre. »

S’agissant des chrétiens qui hésitent encore à se lancer dans l’entrepreneuriat, elle les a invités à s’y engager: «L’entrepreneuriat est un appel. Lorsqu’on a un appel, il y a un temps où il se manifeste. Si vous sortez avant le temps, c’est possible que Pharaon vous abatte. Mais si vous sortez dans le temps du Seigneur, au timing de Dieu, vous avez la victoire sur l’armée adverse qui vise justement votre foi.»

L’organisatrice a également abordé le sujet sur les chrétiens qui focalisent leurs dons au sein de l’église mais ne les utilise pas dans le monde séculier. « Je crois que c’est un problème d’enseignement. S’ils étaient enseignés et qu’ils savaient que c’est là même ce que Dieu attend d’eux, je pense qu’ils auraient fait autrement. Donc, nos Assemblées, ils doivent aussi revoir leur manière de fonctionner là-dessus, parce que nous sommes remplis de talents naturels et le Seigneur nous demandera des comptes pour tout ce qu’Il a investi en nous comme talents naturels.»

Le Pasteur Jacques Ékoum, l’hôte de cette Conférence a pour sa part débattu sur le sous thème : « Le monde des affaires, un monde spirituel».

Dans son propos, il a relevé deux modèles de vision spirituelle, c’est la bénédiction de l’éternel qui enrichit et il ne l’a fait suivre d’aucun chagrin. Or, nous vivons dans deux mondes. «Dans un monde, il y a des systèmes qui sont en place. Il y a des systèmes qui sont sataniques, il y a des systèmes qui sont démoniaques. Le monde économique, même des affaires, c’est un monde spirituel. Parce que l’argent n’est pas le fait que ce soit du papier. L’argent, c’est l’esprit, la pensée, la conception qui est derrière. Par conséquent, si la Bible nous dit que c’est la bénédiction de l’éternel qui enrichit, l’approbation de Dieu dans ce que nous faisons, qui nous rend riches, et que l’éternel humain veille à ce qu’il n’y ait pas de chagrin qui suit ses richesses, ça veut dire que si l’éternel ne vous bénit pas, ne vous approuve pas, votre bénédiction, votre richesse sera suivie de beaucoup de chagrin. »

Par rapport à l’environnement économique gabonais, il a été explicite: « Dans l’environnement gabonais, il faut comprendre déjà que l’économie est détenue par certains pays, certaines nationalités, certaines tribus parfois, certaines ethnies, c’est presque partout. Il y a toujours des systèmes qui font qu’il y a, soit les Libanais qui vont guérir le pays, ici c’est les Sénégalais, les Camerounais, d’autres sont dans différents domaines. Mais généralement, vous allez voir que pour entrer dans ces domaines-là, pour mener ces genres d’activité, c’est souvent très difficile, parce qu’ils sont comme communautaires. Par conséquent, ce qui accompagne ces choses-là, ça fait beaucoup de force spirituelle aussi. Il faut beaucoup prier, surtout laisser Dieu nous orienter, nous diriger. Parce que Dieu est celui qui sonde les cœurs, il intime les cœurs. Il n’y a pas un seul endroit où nous ne pouvons pas, ou un seul domaine d’activité, où le chrétien ne peut pas prospérer si Dieu l’a envoyé là-bas. Donc ce que je conseille aux chrétiens, c’est d’oser, d’oser avec l’esprit. Romain 12 dit, ‘’Laissez-vous transformer par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous sachiez, compreniez ce qui est bien, discerniez ce qui est agréable et parfait.’’ Bon, aux yeux de qui ? De Dieu. Dans ce cas-là, rien ne peut arrêter le chrétien, et peu importe le domaine, vous entrez. Et quand vous entrez, nous ne sommes pas déjà, je disais tantôt, nous ne sommes pas en concurrence avec le monde. Nous, nous dominons. »

Retenons que tout chrétien a la possibilité d’entreprendre mais, pour ce faire, il est indispensable que le futur entrepreneur puisse monter en prière pour recevoir ce que Dieu attend de lui. Autrement il va perdre du temps dans la notion de l’entrepreneuriat. Et, savoir aussi que dans le commerce il y a des règles, des partenaires avec qui vous allez vous séparer. Dieu est un entrepreneur qui est stricte donc, la crainte de Dieu est indispensable.

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