Les enseignants ont finalement opté pour la poursuite de la grève, en dépit des avancées des négociations avec le gouvernement.

Par Annie Mapangou

 Le Collectif SOS Éducation s’est réuni, ce samedi 31 janvier 2026 au Stade de Sibang (PK9) pour décider de la continuité ou la suspension de la grève, à la suite du protocole d’accord signé entre le Gouvernement et cette organisation.

La représentante de SOS Éducation Estuaire, Honorine Angue Mintsa Ondo a d’abord fait le compte-rendu de la réunion que les neuf représentants provinciaux ont eu avec le Gouvernement les jours précédents, relative à la régularisation de leurs situations administratives: « …Mettre en solde 348 sortants ENS – ENSET dont, 148 en février et 20 pour les mois suivants. Mettre en présalaire plus de 600 sortants ENIL… Mettre en présalaire 1810 enseignants anciennement appelés bénévoles. Le cumul des présalaires est égal à 2610. Ce mois, 250 seront pris en compte et pour le reste des mois, on ira à un rythme soutenu de 236 par mois.

 On leur a demandé de mettre à notre disposition, un chronogramme détaillé pour l’exécution de toutes les mesures. Tout ceci est vérifiable et les négociations ont pu se tenir par la suite dans un climat apaisé. »

Pour le cas des bénévoles: La représentante a indiqué: « Vous avez été nombreux à vous interroger sur votre sort et, le gouvernement vous a répondu avant-hier par la signature de 943 fiches bleues. Toutes ces situations seront progressivement traitées et obtiendront l’effet solde à partir du 25 février prochain.»

Simon Ndong Edzo (1)  et Marcel Libama (2) ont prodigué de sages conseils aux enseignants.

Par rapport aux vacations, elle a expliqué: «Il y a un audit qui doit être fait. Pourquoi ? Pour la simple et unique raison que nous avons vu, une seule personne, 3 bons de caisse (1 Mouila – 1 Moanda et 1 Koulamoutou) et c’est tout ça qui fait que ça compresse tout ce que nous sommes censés recevoir. »

S’agissant des rappels, elle a déclaré: « Il faut que les situations administratives soient régularisées… Il y a des enseignants qui se retrouvent avec des indices qui ne sont pas les leurs. C’est un travail qui doit être fait.»

Marcel Libama, syndicaliste, a donné quelques conseils aux membres du Collectif SOS Éducation: « La formation syndicale, c’est un peu aussi votre handicap. Vous savez que nous sommes plus vieux que vous. Nous connaissons mieux que vous. Mais à quel moment vous êtes venus prendre conseil chez nous? Même nous les syndicalistes, quand on va rencontrer ces gens-là, on se fait accompagner par un grand, d’une centrale syndicale, pour être notre conseiller en négociation.»

Poursuivant son propos, il a indiqué qu’il y a ce qu’on appelle le conseil stratégique. «L’éducation n’a pas commencé avec vous. J’entends le terme comme médiateur. Mais un médiateur n’est pas choisi par un camp. Un médiateur est choisi d’accord partie. Je peux refuser un médiateur.  Si un médiateur est choisi unilatéralement, ce n’est pas ça. Donc il y a un petit défaut technique qu’on aurait pu éviter. Si on prenait la peine de se conseiller bien, ce n’est pas grave. L’essentiel a été fait.»

« J’ai aussi les rappels. Dans notre syndicat, enseignant, il y a un syndicat en formation, en exercice et en retraite. Tous peuvent adhérer. Ils n’ont pas souvent le même montant de cotisation. J’ai encore 4 ans d’enseignement. Donc je peux faire partie», a-t-il ajouté.

Simon Ndong Edzo, syndicaliste faisant son témoignage a expliqué: « J’ai fait ça pendant plus de 30 ans. Quand on vient, on pose les problèmes. On rentre en grève trois mois… Moi, qu’on appelle l’icône aujourd’hui, j’ai subi, j’ai eu 11 mois de suspension de salaire. Et, j’ai perdu ma femme dans ces conditions-là. Je vous le dis, ne faites pas l’erreur que nous avons eue à commettre. Si les anciens syndicalistes, les anciens syndicats ne sont plus opérationnels, c’est ça. C’est ça qu’on veut nous faire faire là. Il y a deux types de corruption. Il y a la corruption financière et la corruption psychologique… »

Selon lui, ce sont ces deux types de corruptions qui vont être à l’origine de la baisse des effectifs des enseignants lors des Assemblées générales dudit collectif.

Arsène Mba, Enseignant et Instructeur principal s’est prononcé sur la décision de la base : « Selon la décision qui a été prise, nos représentants nous ont fait la lecture du protocole d’accord. Mais à la lecture de ce protocole d’accord, il ressort quelques points.

Mais par rapport à la reprise des cours, la décision de la base, parce que c’est la base qui détient le dernier mot. On a fait des propositions, quand je dis on, c’est-à-dire nos aînés ont fait des propositions. Il y a ceux qui sont pour la reprise des cours, il y a ceux qui ne sont pas pour la reprise des cours. Cependant, ce qu’on retient, c’est que la grève continue. La base a pris une décision en assemblée. Il n’y a pas de reprise de cours. »

Retenons que pour que les enseignants soient assurés que le travail va suivre, le Gouvernement a introduit les 9 représentants provinciaux de SOS Éducation au sein des comités technique et réclamations.

La représentante de SOS Éducation Estuaire, Honorine Angue Mintsa Ondo (1) et Arsène Mba, enseignant / Instituteur principal, s’est prononcé sur la décision de la base (2).

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