Une bien belle photo de famille des participants autour du Pr  Steeve Nzegho Dieko,  et du Professeur de Science politique de l’Université Abomey Calavi du Bénin, Hygin Kakaï  qui a préfacé le livre.

  Par Annie Mapangou

 Le Professeur en Science politique, Steeve Nzegho Dieko, a présenté son second ouvrage, lors de sa rencontre scientifique, ce lundi 15 décembre 2025, à l’Institut français du Gabon (IFG), intitulé: « Le syndrome d’Hubris dans les arènes des politiques africaines », en présence d’un public diversifié.

Cet ouvrage composé de quatre parties avec 16 chapitres, présente une analyse sans complaisance. Il distingue les leaders narcissiques et toxiques des dirigeants efficaces et engagés. Au-delà du constat, l’ouvrage explore des solutions pour guérir cette dérive et encourager une politique plus vertueuse et constructive. Le syndrome d’Hubris est la maladie du pouvoir et, il aborde le poids des acteurs.

Le Professeur de Science politique de l’Université Abomey Calavi du Bénin, Hygin Kakaï a donné la raison pour laquelle, il a accepté de préfacer ce livre et également son avis : « Steeve Nzegho Dieko est un collègue. Il m’a sollicité pour préfacer son ouvrage. Mais, j’ai posé une condition, j’ai dit, je préface l’ouvrage si je prends connaissance du contenu de l’ouvrage. J’ai pris le temps de lire le contenu de l’ouvrage et, je me suis rendu compte que c’est un ouvrage de qualité, c’est un ouvrage pédagogique, c’est un ouvrage de sociologie politique mais, qui a quand même une certaine particularité : c’est l’introduction d’une dimension psychanalytique, d’une dimension psychosociologique dans l’analyse du pouvoir politique panafricain plus précisément dans la mise en évidence du comportement des leaders africains.»

Poursuivant son propos, il a déclaré que: « Quand vous lisez cet ouvrage, vous pouvez vous rendre compte que l’auteur, Steeve Nzegho Dieko met en évidence, les rouages du pouvoir politique, notamment de l’intérieur. Comment un chef d’État peut peser sur un régime et quels sont les facteurs explicatifs d’une telle réalité.»

Lorsque le Pr Hygin Kakaï a lu cet ouvrage, il a constaté qu’il a une approche innovante et, c’est ce qui est dans une démarche interdisciplinaire.

L’auteur, le Professeur Steeve Nzegho Dieko a déclaré: « C’est un ouvrage qui aborde donc les pathologies du pouvoir dans les arènes africains de nos sociétés. Nous avons donc échangé avec l’assistance sur un certain nombre de maux qui minent et qui affectent la gouvernance dans la plupart de nos États. Et, au-delà justement de ce diagnostic que nous avons établis, que nous avons proposé, un certain nombre de remèdes, notamment l’amour pour la partie parce que nous considérons effectivement qu’un de ces constats devra être traduit, matérialisé mais surtout poussé au niveau de nos écoles pour inculquer cela à nos jeunes pour préparer justement l’avenir de l’élite de demain. 

Il a également ajouté: « Nous avons vu un certain nombre de concepts: le leader servant, c’est-à-dire un leader qui est finalement au cœur des préoccupations des populations, qui se met au service de ses populations, qui est à contrario avec le leader pathologique… Donc, il faut changer les mécanismes d’accès au pouvoir pour que nous mettions l’accent sur le développement économique, culturel, environnemental de la plupart de nos sociétés.»

Par ailleurs, Steeve Nzegho Dieko a dit qu’ils gardent espoir que ce qu’ils écrivent puissent aboutir, afin d’être perçu auprès des plus hautes autorités dans le but que nos sociétés changent la manière dont on essaye de faire de la politique ou encore dans la manière de concevoir un peu les systèmes politiques dans la plupart des États de l’Afrique.

Auteur de 4 ouvrages, son deuxième livre est à acheter au prix de 20.000 F CFA.

Retenons que pour le Pr Steeve Nzegho Dieko, le message véhiculé à travers ce document est un plaidoyer à l’endroit des leaders actuels et futurs sur la manière dont les États africains sont gouvernés car, lorsqu’on observe les pathologies ici et là, le lourd tribut est payé par les populations africaines. Mais aussi un message d’espérance et d’espoir pour la plupart des États africains parce que rien n’est encore déterminé.

 

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