Le Coordonnateur général, Emmanuel Obakamba Ombana, et son adjointe, Vanessa Stella Itsopo-Ngolet.
Par Annie Mapangou
Le Forum national des organisations de jeunesse du Gabon (FNOJG) a organisé une Conférence de presse en prélude au dialogue national direct et permanent entre le président de la République et la jeunesse gabonaise basé sur quatre points essentiels.
Cette conférence de presse tournait autour de quatre points essentiels, à savoir : Le dialogue entre le président de la République et la jeunesse ; le contexte du Forum, la présentation des impacts systémiques du Forum et les résultats de l’enquête sur les axes prioritaires de la jeunesse gabonaise.
C’est dans ce cadre que le Coordonnateur général, Emmanuel Obakamba Ombana, sur la base du contexte national, s’est déclaré: «Au cours des 30 dernières années, au niveau du sous secrétariat de l’ONU pour la jeunesse, un constat a été fait: la jeunesse est très peu impliquée dans l’élaboration des politiques de développement des Etats. C’est l’une des premières raisons. Il a également constaté qu’au cours de ces 20 et 30 dernières années que les jeunes, particulièrement la jeunesse gabonaise, malheureusement brillait par son absence à la participation des grands rendez-vous au niveau international : d’échanges, de transfert de compétences, d’élever des fonds… Les jeunes étaient peu impliqués sur ces questions.»
Poursuivant son propos, il a précisé que les autres pays ont déjà organisé ce Forum. «Malheureusement pour le cas du Gabon, celui-ci n’a pas encore initié cette démarche. D’où, en sa qualité de membre permanent consultatif pour la jeunesse auprès du Sous Secrétariat de l’ONU au niveau de l’Afrique centrale, il nous a été recommandé, avec les organisations de jeunesse volontaires, de mener un plaidoyer de haut-niveau auprès des autorités compétentes pour que le Gabon également emboîte le pas, comme les autres nations (France, Etats-Unis, Rwanda, Kenya).»
Pour lui, à l’instar du président de la République Démocratique du Congo (RDC) qui vient d’organiser ce dialogue avec la jeunesse congolaise, pour mieux écouter les jeunes, cerner leurs préoccupations et les accompagner dans la recherche de solutions, le Gabon pourrait emboîter le pas.
Ainsi, deux constats ont été relevés: les jeunes étaient peu impliqués dans les politiques de développement de nos nations ; les jeunes, en particuliers ceux du Gabon, participaient de moins en moins aux grandes rencontres au niveau international.
Vanessa Stella Itsopo-Ngolet, Coordinatrice générale adjointe, a déclaré: « Nous avons constaté véritablement le peu d’engagement ou encore le fait que la jeunesse gabonaise ne soit pas totalement engagée sur les questions de politiques de développement de notre pays.»
Sur le Plan national de développement de la Transition (PNDT), la Coordinatrice générale adjointe du FNOJG a évoqué un autre aspect: «Nous avons constaté que la jeunesse gabonaise n’avait pas été totalement impliquée à l’intérieur et aussi sur le plan national de croissance et de développement de 2026-2030. Par exemple, sur le pilier deux qui est consacré sur l’entrepreneuriat, et aussi sur l’employabilité qui aujourd’hui frappe énormément la jeunesse gabonaise. Il faudrait que cette jeunesse gabonaise soit pleinement représentée, participe encore à ce genre de rencontre ou encore d’atelier, pour pouvoir apporter d’elle-même encore ses propres constats ou encore son propre plaidoyer. »
Le point sur la présentation des impacts systémiques du Forum a été fait par le Rapporteur général, Franck Ondeno. Ce dernier a ainsi fait ressortir les impacts qualitatifs dans un premier temps. Pour ce volet, il a parlé de la contribution directes à la fois de l’agenda 30, donc les Objectifs de Développement Durable (ODD – 8, 10, 15), la mise en conformité avec la résolution la 2250, le renforcement du rôle du Gabon dans la diplomatie jeunesse multilatérale.
S’agissant des impacts quantitatifs, il a évoqué la mobilisation potentielle du système des Nations unies (FAO, PNUD, UNICEF), la possibilité d’intégration dans les rapports nationaux des ODD.
Selon Aziz Odjire Koumoue, Responsable communication, ils ont recensé 10.171 personnes au niveau national et de la diaspora lors de l’enquête qu’ils ont menée soient 75,4% d’hommes et 24,6% de femmes.
Notons que dans l’Etude prospective de Gabon 2050, ils ont également constaté que la jeunesse gabonaise brillait par son absence et sa participation. C’est dans ce contexte qu’ils ont compris que la jeunesse a véritablement besoin de s’asseoir avec le chef de l’Etat, afin de véritablement apporter ses préoccupations, de mieux orienter l’opinion gabonaise par rapport à ce qui les touche. En outre, ils bénéficient de l’accompagnement de la direction générale de la jeunesse pour la matérialisation de ce projet. Le dossier du FNOJG a été déposé auprès des plus hautes autorités et poursuit son parcours.
Le Rapporteur général, Franck Ondeno.
