Les membres de la plateforme avec leur président Daladier-Hubert Minang Fils (4e à droite).

Par Annie Mapangou

 La Plateforme Kyé – Oyo a organisé, ce samedi 03 janvier 2026, son Assemblée générale constitutive à l’Auditorium de l’immeuble Arambo, en présence des filles et fils du Canton Kyé et alliés.

Kyé est une rivière qui représente une limite entre le Gabon et la Guinée-Équatoriale, la limite entre le Woleu-Ntem, la Guinée-Équatoriale et le Cameroun. C’est aussi une terre, une région, un héritage commun.

L’ordre du jour était axé sur 6 points. A savoir : l’installation du bureau de l’Assemblée générale constitutive ; la présentation du projet de constitution de Kyé – Oyo ; la présentation du projet de s statuts ; l’adoption des statuts ; l’installation des responsables de Kyé – Oyo et la lecture du procès-verbal des travaux.

Après l’adoption des statuts, du logo, du bureau exécutif et du règlement intérieur à l’unanimité, l’Assemblée générale constitutive a désigné Daladier-Hubert Minang Fils, président de la Plateforme Kyé – Oyo.

A cet effet, les membres devant assurer les activités de cette plateforme ont été répartis comme suit : Présidence : 11 ; Secrétariat général : 4  ; Trésorerie : 3 ; Cabinet du président : 6 ; Mobilisation : 3 ; Organisation : 3 ; Administration locale : 2 ; Logistique : 3 ; Socio-culturelle : 3 ; Communication et NTIC : 2 ; Projet et du développement stratégique : 1 ; Sports : 3 ; Discipline : 2 ; Sécurité : 3 ; Ligue des femmes : 5 ; Ligue des jeunes : 4 ; Diaspora : 5.

Outre cette répartition, la Commission de contrôle de gestion (CCG) a été désignée conformément aux statuts et ce, jusqu’à la clôture des comptes de l’exercice, le 15 décembre 2025. Ladite Commission est dirigée par : Nestor Ondo, président ; Ridge Mezui Me Nguema, Vice-président ; Gervais Ondo Obiang, Rapporteur 1 et Alex Owono Bibang, Rapporteur 2.

Le président de la Plateforme, Daladier-Hubert Minang Fils a présenté le contexte de la mise en place de cette association: « Le Canton Kyé – Oyo se trouve dans le département du Woleu dans la province du Woleu-Ntem. C’est vrai que c’est que c’est un grand canton avec près de 54 villages et une dizaine de clans. Ça fait une sorte de diversité culturelle socio-économique et j’en passe. Nous avons constaté depuis longtemps que nous, fils et filles du canton Kyé, nous sommes profondément divisés par la politique, la religion, nos mœurs, nos coutumes. Il y a lieu de fédérer tout le monde. Il y a lieu de répartir sur nos valeurs qui avaient été développées par nos aïeux, nos ancêtres, nos parents. Des valeurs qui nous ont été véhiculées au fil du temps. Donc, nous nous sommes dit que nous devrions faire comme les autres, au lieu qu’on évolue en autarcie… Parce qu’unis, nous allons être forts.»

Selon le président, cette région connait aujourd’hui un essor au niveau de son développement. Tous les axes sont pratiquement bitumés. Il y a des centres de santé qui naissent et ont un développement tout azimut sur le plan agricole, culturel, économique de manière générale.

Notons que cette association, conformément à la loi 35/62 du 10 décembre 1962, régissant les associations en république Gabonaise en son article 14, les fondateurs et les ressortissants de ce canton se sont réunis en Assemblée générale constitutive pour donner un statut juridique à leur organisation. Celle-ci a, à son actif près de 425 personnes issues de tous les villages qui ont adhérés et, toutes les associations au sein de Kyé – Oyo ont été fédérées. Pour ces fils et filles, c’est un honneur et une fierté que les routes soient bitumées car, il y 5, 6, 7 ans il était difficile de joindre les villages surtout en saison de pluie.

Le président de la Plateforme, Daladier-Hubert Minang Fils (1) et les membres de l’assemblée générale (2).

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