Le président du CIPREF, Désiré Ename, entouré de notre consœur Mireille Dirat (à droite) et de notre confrère Jean Yves Ntoutoume, lors des échanges avec les représentants des médias.
Par Annie Mapangou
En prélude à la tenue de première édition de la Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF) du 21 au 25 janvier 2026, à l’Université Internationale de Libreville – Berthe et Jean, à Essassa, sous le thème : « l’IA et son impact sur les médias », le Comité d’organisation de la CIPREF a organisé une Conférence de presse, ce vendredi 16 janvier 2026, derrière le Tribunal de Première Instance de Libreville, pour planter le décor de la CIPREF.
Suite au retrait par le Bureau international de l’Union de la Presse Francophone (UPF), en vue de la tenue de la 51ème édition des assises de la presse francophone au Gabon, la Section gabonaise de la presse francophone a engagé une dynamique souveraine, en transformant cette contrainte en une opportunité majeure pour le pays: la création de la Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF).
Cette conférence s’inscrit dans l’élan impulsé par le Chef de l’État en faveur d’une modernisation profonde du secteur médiatique, d’une ouverture du Gabon à l’innovation technologique et du renforcement de la place du pays dans l’espace francophone.
Le président du Comité d’organisation, Désiré Ename, a donné les raisons de la rupture avec l’UPF. « Nous en sommes arrivés à la CIPREF à la suite d’une déconvenue avec le Bureau international de l’Union de la presse francophone. Il s’agissait d’une exigence de leur part à laquelle nous n’avons pas accédé. Parce que, exiger à un État 150.000 € parce qu’une conférence doit se tenir. Nous avons trouvé cela indécent. Et, cela n’entrant pas dans la comptabilité de la République gabonaise, on ne pouvait pas se le permettre. »
Poursuivant son propos, il a déclaré: «Chemin faisant, ils ont décidé d’annuler les 51ème assises de la presse francophone qui devaient se tenir ici et, ça ne nous a pas découragé du tout, parce qu’on était dans une dynamique où ils nous laissaient d’ailleurs le champ. Nous disant que si vous organisez quelque chose, vous ne le faites pas dans le cadre de l’UPF, vous le faites en tant que section de l’UPF nationale.»
Il a également relevé les réflexions menées: «Nous avons mené notre réflexion. Nous nous sommes dit : ils laissent un champ et nous allons l’occuper, à savoir, mettre en place un nouvel instrument: la Conférence Internationale de la Presse Francophone que nous allons ériger en biennale dans les années avenir, afin que ce soit le rendez-vous du donné et du recevoir.»
La CIPREF veut offrir un espace pluraliste, respectueux de la diversité des cultures, des pratiques journalistiques et des réalités nationales dans un environnement marqué par la montée en puissance de l’intelligence artificielle. Elle repose sur trois (3) piliers, à savoir : une francophonie unie et inclusive ; une francophonie moderne, tournée vers l’avenir et, un Gabon moteur et fédérateur.
Cette rencontre à l’échelle international aura entre autres des conférenciers suivants :
- Melba Orlie Nzang Meyo, Enseignante, chercheuse, Co-fondatrice Obone IA (Sénégal) ;
- Evelyne Mengue A Koung, Directrice du Pool télévision de la CRTV (Cameroun);
- Jean-Claude Nkou, Stratège en communication et en transformation IA – Auteur, Conférencier (Congo-Brazzaville).
Ainsi, la CIPREF ambitionne de devenir la première plateforme panafricaine et francophone dédiée à la transformation des médias, à la souveraineté informationnelle et à l’innovation numérique, en positionnant le Gabon comme un acteur central du débat médiatique international.
Les journalistes (1 et 2) attentifs aux explications du président de la Conférence de Libreville.
