La présidente nationale du SYGE V, Diana Boussoyi Mombo, a présenté le mouvement et les grandes lignes des actions qu’elle compte mener.
Par Annie Mapangou
Les enseignants ont procédé au lancement du Syndicat Gabon Éducation V (SYGE V), ce samedi 04 avril 2026, à la Chambre de commerce de Libreville, en présence des enseignants.
La présidente nationale du SYGE V, Diana Boussoyi Mombo a présenté ce mouvement. «Ce jour, nous officialisons le SYGE V, Syndicat Gabon Éducation V, qui a un but central, l’arrimage entre la 5ème République et le type d’enseignants qui contribuent à l’édification de cette République. Autrement dit, notre syndicat est celui des négociations sans arrêt, des compromis, des solutions, des pistes de réflexion dont l’objectif est d’anticiper les mouvements de grève qui désacralisent l’enseignant. Non, nous sommes indignes des grèves, père et mère de famille, sous le soleil et la pluie, pour des manifestations indignes de notre noble métier. »
Diana Boussoyi Mombo a aussi dressé le portrait noble d’un enseignant : « L’enseignant de la 5ème République doit être élégant, frais, propre, calme, dignement logé avec un salaire dû à son rang de bâtisseur principal d’une société qui se veut prospère. Non, l’enseignant n’est pas condamné à rouler dans les Corolla, pour habiter dans les taudis et dans les hangars. L’enseignant de la 5ème République doit refléter la noblesse. Il doit susciter l’envie, il doit être un acteur motivant pour la jeunesse. Pour y arriver, nous ne laisserons point l’État s’occuper seul de nos problèmes. Nous allons nous impliquer dans le moindre détail, car partenaires au développement de notre pays. Nous tenons à révolutionner notre métier et à la réhabiliter dans la société et surtout à l’imposer comme unique dans le processus de développement engagé par les leaders de la 5ème République. »
S’adressant à ses collègues, elle a indiqué: « A mes collègues, je suis une femme, présidente nationale du syndicat Gabon Éducation V, une femme qui vient du premier degré. Je ne dirai pas que c’est inédit, mais c’est une marque indélébile qui témoigne de l’équité, l’égalité. Je demande donc à tous les enseignants du primaire de se reconnaître en nous, car très souvent, le premier degré se retrouve sans véritable boussole.»
Poursuivant son propos, elle a précisé aussi: « Dans notre Bureau national, tous les ordres d’enseignement sont représentés. L’épineuse question des confessionnels trouvera un écho favorable car, je l’annonce dès ce jour, nous déposerons un cahier de charges à deux points essentiels ; à savoir : la mise en solde progressive de 808 enseignants des confessionnels dès cette fin du mois, comme l’avait martelé le président de la République. Nous sommes surpris du non prise en compte d’une parole présidentielle qui se doit d’être sacrée. »
« La révision des accords cadres entre l’État et les confessionnels pour arrêter systématiquement les recrutements en dehors des concours organisés par les instituts, car c’est aussi à nous de montrer à l’État ce qui lui est favorable. Chers collègues, les élections professionnelles sont en perspectives. C’est une idée de les préparer, mais c’est encore mieux de savoir se fixer les bons objectifs. Notre syndicat qui, en trois jours compte déjà plus de 300 adhésions, avisera sa posture en temps opportun. » A-t-elle indiqué.
Le Secrétaire général et Porte-parole de ce mouvement, Jean Chrysostome Ndong Bekale a, quant à lui, expliqué pourquoi la création de ce syndicat: « La création du syndicat Gabon Éducation V n’est pas une source d’interprétation qui tendrait à penser qu’il y a une division quelque part. Non, c’est une voie de plus dans la lutte syndicale. C’est une nouvelle ligne qui a quasiment les mêmes objectifs. C’est celui de réhabiliter l’enseignant dans la société. Parce qu’on constate qu’il est malheureusement le maillon faible d’une société qu’il construit lui-même. Un enseignant ne saurait être le dernier dans une société qu’il construit lui-même. Vous ne pouvez pas être vous-même locataire dans votre propre maison. Ce serait indécent. Alors, le syndicat Gabon Education V, c’est pour regarder quels sont les rapports que nous pouvons avoir avec la 5e République. Cette 5e République se veut rayonnante. Comment l’enseignant doit se comporter et qu’est-ce que nous devons attendre de cette 5e République ? En attendant beaucoup de choses de la 5e République, l’enseignant doit également s’auto-évaluer. »
« Il doit être cet acteur principal de la 5e République qui fait avancer les choses, qui fait briller la République. Alors, c’est un partenariat de confiance avec l’État que nous allons signer. L’un ne doit se faire sans l’autre. Et c’est parce que nous sommes des négociateurs, parce que nous avons la culture du compromis. Nous sommes des enseignants dignes. Et de ce nom, nous voulons apporter notre pierre à l’édifice pour la construction d’une 5e République prospère. » A-t-il ajouté.
Notons qu’en sa qualité de présidente nationale du SYGE V, elle a lancé un appel solennel aux neuf provinces du Gabon. Elle a dit que les délégués provinciaux seront visités dans quelques jours afin de mettre en place une vraie coordination nationale. Et, selon l’organigramme, il y a encore une des postes vacants.
