Par Annie Mapangou
L’Association pour la promotion du livre et des arts et sous le haut parrainage de la Première dame, Zita Oligui Nguema, organise du 7 au 11 avril, à la Chambre de commerce, le Salon du livre jeunesse de Libreville, sous le thème: «Lire le monde de demain », en présence du ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, des membres du corps diplomatique, des pays invités des pays amis, des enseignants, des élèves et des étudiants.
L’objectif de cette rencontre est de susciter la jeunesse à la lecture, de la rapprocher du livre, de l’encourager à la découverte, à la créativité et à l’expression littéraire.
Le Salon du Libre de jeunesse de Libreville (SLJL) est un espace de promotion et de valorisation du livre, pour les jeunes sous toutes ses formes. Ce salon est un rendez-vous de tous les acteurs du Livre de jeunesse en allant des auteurs aux éditeurs, en passant par les illustrations, les libraires, et bien d’autres encore. Il devient de ce fait, une plateforme de rencontres intellectuelle, culturelle, économique, touristique et publicitaire
Le choix de la jeunesse découle d’un constat inquiétant: les jeunes ne lisent pas. Cela est une situation alarmante dès lors que l’on sait ce que la lecture procure à l’esprit, lorsqu’elle est pratiquée depuis l’enfance. Les bienfaits de la lecture sont immenses et innombrables.
La Représentante des jeunes dans son allocution, a relevé l’importance de cette rencontre internationale: «Nous nous réunissons ici pour célébrer ceux qui, depuis toujours éclairent les peuples et façonnent les civilisations: le livre et la lecture. Ce rendez-vous culturel voulu par l’association pour la promotion du livre et des arts (APLA), et les autorités témoignent d’une conviction partagée. La jeunesse d’aujourd’hui façonnera la jeunesse de demain, mais à condition à apprendre à le lire d’abord. Lire ce n’est pas seulement déchiffrer les mots, lire c’est comprendre le monde, l’interroger, le rêver et surtout y inscrire sa propre voie. »
Les officiels (1) et l’Ambassadeur du Cameroun au Gabon (2).
Justine Mintsa, représentante du patrimoine culturel gabonais, s’est interrogée sur ce qu’est la culture ? Puis elle a expliqué: «D’une manière général, le terme ‘’culture’’ désigne l’ensemble des structures sociales et des manifestations artistiques, religieuses, intellectuelles qui définissent un groupe, une société par rapport à une autre. Dans le vocable de l’anthropologie, la culture désigne simplement l’ensemble de manière de vivre et de pensées traditionnelles dans un groupement humain particulier. Elle se rapporte au mode de vie global d’une société. Pour aller à l’essentiel, nous diront que les diversités culturelles sont un fait indéniable de l’humanité car chaque peuple a sa culture.»
Quant à la présidente d’APLA, Directeur général des Editions Ntsame et ancienne présidente de l’Union des écrivains du Gabon (UDEG), Sylvie Ntsame, a indiqué: « La littérature adressée à l’enfance ne s’est jamais située en dehors de la littérature que lise les adultes. Elle se porte seulement vers des lecteurs, qui n’ont pas les mêmes interrogations sur le sens du monde que leurs parents et qui n’ont pas non plus la même expérience de la langue. En quelque sorte, elle fait la courte échelle aux plus jeunes, pour introduire à l’univers infini des lecteurs à venir. A cet égard donc, elle constitue véritablement, le domaine de la littérature de l’écolier.»
Pour Sylvie Ntsame, ce salon offre l’opportunité de réfléchir sur les enjeux du monde de demain, tel que nous les voyons se dessiner dans la littérature de jeunesse, du monde francophone subsaharien ou romanesque, théâtre et revue de jeunesse.
S.E. Edith Félicie Noëlle Ngaeto Zam épouse Ondoua, Ambassadeur représentant la République du Cameroun, a dit dans son mot circonstanciel que le Cameroun place ce salon sous les auspices de la célébration de la fraternité entre deux pays qui partagent un ensemble de valeurs. «Dans cette communion de corps et d’esprit qu’ils vous plaisent d’y voir une étape supplémentaire dans la coopération que le Cameroun et le Gabon entretiennent depuis 1960. C’est-à-dire à leur accession respective à la souveraineté internationale.»
Elle n’a pas manqué de remercier le Gabon pour la place d’invité d’honneur de son pays à cette deuxième édition de ce salon.
Pour sa part, Pierre Mathieu Obame Etoughé, Maire de la Commune de Libreville, a souligné que nous devrions nous interroger sur ce que nous offrons comme clé du développement: «La lecture du livre, simple et adapté semble être un portail indispensable à travers laquelle, valeur et conviction sont véhiculées. La Mairie de Libreville conscient des enjeux liés à l’éducation et à la culture se fait partenaire des actions sociales œuvrant dans le sens de l’accompagnement de cette jeunesse. Les questions environnementales par exemple ne peuvent plus être aujourd’hui des questions de simples décors, mais recouvrent des enjeux politiques éducatifs majeurs dans la société de notre temps.»
Selon l’Edile de Libreville, apprendre à un jeune à respecter l’environnement en présentant les arbres, en évitant de jeter les déchets sur le côté ou gardant propre son entourage, c’est semer les graines, pour une transmission patriotique prise. Les acteurs sociaux comme les institutions doivent concevoir des réponses adaptées et efficaces pour répondre aux besoins environnementaux et au vivre ensemble.
La ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume Leclerq, a expliqué dans son mot d’ouverture que l’enseignement de la littérature de jeunesse au Gabon est au centre d’une transformation pédagogique majeure. «Elle vise à mieux refléter notre identité nationale et à renforcer les compétences multiformes de nos apprenants. Qu’ils s’agissent de l’éveil au langage de la maîtrise du français et de nos langues maternelles, la transmission de valeurs morales ou de la valorisation de notre patrimoine, la littérature de jeunesse est un rempart… »
La ministre d’Etat a, par ailleurs, demandé aux élèves de visiter tous les stands, d’être curieux, inventifs et réceptifs, car ils sont l’avenir de la nation gabonaise.
L’APLA a été fondée est 2013 avec pour objectif principal de promouvoir la culture gabonaise. Depuis sa création, elle œuvre à la réalisation de plusieurs actions culturelles, parmi lesquelles : le Salon international du livre et des arts de Libreville (SILAL) ; le concours : les champions de la lecture : Justine Mintsa ; Les concours littéraires et les conférences-débats. La première édition à eu lieu en 2024 et la deuxième intervient en 2026, soit deux ans plus tard à cause du calendrier électoral de 2025 au Gabon. Ce salon a été mis en place d’une part pour faire connaître la culture gabonaise à travers le livre de jeunesse, et d’autre part pour initier les jeunes à se projeter vers l’avenir, d’où le thème choisi : lire le monde de demain.»
Justine Mintsa (1) et Sylvie Ntsame (2) lors de leurs interventions.
