Qui a dit que le livre et la peinture ne font pas bon ménage? La deuxième édition du Salon du livre jeunesse qui se tient à la Chambre de commerce de Libreville, a innové avec la tenue des ateliers de peinture. Le meilleur pinceau au féminin du pays, Michelle Nzé, y est et a réveillé les talents cachés chez les enfants. Elle réagit ici sur ce mariage de raison, Livre – Peinture de cinq jours.

Propos recueillis par AN

Question: Tous ces enfants sont réunis autour de vous, hier et ensuite aujourd’hui. Que leur avez-vous montré, dit et que vous ont-ils demandé?

Réponse (Michelle Nze): -Merci beaucoup au journal Tendance Gabon. Les enfants sont arrivés très nombreux. Ils sont trente-deux. Avec un tel nombre, j’ai préféré laisser l’imagination de chacun  s’exprimer. Quand les enfants sont aussi nombreux pour un atelier de peinture, il y a un problème de concentration, parce que les uns vont être distraits, certains regarderont sur la feuille de leurs voisins, alors que  les plus prompts commencent immédiatement à dessiner, pendant que d’autres attendent. Voilà pourquoi je préfère que l’inspiration soit libre et que les enfants prennent tout leur temps, pour commencer à mettre quelque chose sur le papier.

Ils ont travaillé avec des crayons de couleur, de feutres, des peintures à eau, de l’aquarelle, et chacun a dessiné ce qu’il aime, selon les énergies qui se passent dans leurs corps.

Q.: Ce mariage: peinture – livre, est-ce que la mayonnaise a pris ou c’est pour l’avenir?

R.: -Mais je dis que c’est très important, parce qu’en Allemagne, j’étais en train de raconter à une dame, qu’il y a des illustrations entre peinture et livre. C’est très important. On peut à partir des contes, illustrer le contenu de ces histoires-là. Effectivement le mariage va très ensemble. Normalement là où il y a des livres, on dispose de la peinture pour faire des ateliers, afin que les enfants puissent, à la limite, lire des livres ; un petit atelier a également sa place, pour peindre les histoires qui sont contées dans les livres.

Q.: On peut dire que vous sortez de là assez positive?

R.: -Oui je suis très positive. Le salon du livre jeunesse de Libreville a permis que je puisse avoir certains partenariats avec des écoles. C’est ma première participation à cette rencontre internationale organisée par Madame Sylvie Ntsame. Je suis très contente, parce que les enfants c’est notre avenir, c’est la jeunesse. Il faut les éduquer, égayer leurs esprits et éveiller leurs âmes. Et comme nous sommes dans le rayonnement culturel, les enfants ne peuvent qu’apporter un plus, pour cela.

Q.: Un dernier mot pour terminer ?

R.: – Oui je pense qu’il faut que  les parents encouragent les enfants. Tout ce qui est peinture, il  y a de thérapie pour. Cela veut dire que les enfants, même lorsqu’ils sont peu stressés à l’école, les adultes aussi, ils ont besoin de peindre, de dessiner, pour s’évader, se relaxer dans leur âme.

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