Par AN

L’artiste plasticienne et éditrice française à Dodo Vole participe aussi au salon du livre jeunesse de la Chambre de commerce de Libreville. Elle dispose, au terme de ce rendez-vous, d’un projet clé en main, de produire un livre de conte sur la Tortue et la Panthère, relaté et illustré par les enfants de l’école des Charbonnages de la capitale gabonaise. Celui-ci sera bilingue, en français – fang.

«Je fais de livres en langue qui existe peu à l’écrit, notamment en langues africaines. Je suis venue travailler cette semaine au salon du livre de Libreville avec les enfants de l’école des Charbonnages. Nous avons travaillé sur un livre à conte en langue fang. Les enfants ont collecté des histoires dans leurs familles, avant que je vienne. Le premier jour on a raconté ces histoires. De celles-ci, ils ont voté et ont choisi ce qu’ils préféraient. C’est une histoire qui fait affronter la tortue et la panthère, ce qui est assez fréquent dans les contes gabonais», a déclaré Sophie Bazin.

Précisant que  par la suite, les élèves ont dessiné les animaux de l’histoire, les décors aussi, la forêt, le fleuve, le pont, etc.

L’artiste éditrice a annoncé qu’elle faire le même genre de rencontre avec une école en France, dans la commune d’Ereine qui est aussi jumelé à Libreville. Je vais travailler avec les enfants d’Ereine sur la même histoire. Ensuite je vais réunir toutes les histoires, toutes les images pour faire un livre bilingue en français et en Fang».

A la question de savoir si le livre jeunesse peut se traduire par la peinture? Elle q indique que c’est son choix de faire travailler les enfants  sur un livre qui est leur production. «Je ne dessine rien, je dirige les ateliers. Mais l’idée est que les familles, aussi bien que les enseignants, les enfants se rapprochent du livre, parce que de fois ils en sont loin. Là et comme ce sont eux qui le font, ils en sont forcément plus proche.

A propos du salon du livre jeunesse de Libreville, Sophie Bazin pense que c’est un bon rendez-vous qui permet aux professionnels, éditeurs de se rencontrer, d’échanger et que C’est important.

«Cela permet au grand public de comprendre mieux les difficultés du secteur du livre. Ce n’est pas mince. Le livre c’est vraiment un engagement. Je crois que tous les éditeurs qui sont-là, sont des personnes qui ne cherchent pas la rentabilité maximum, mais l’élévation de l’esprit et c’est un peu ce qui nous réunit.

«On est heureux de se retrouver, de se donner des tuyaux, de comparer nos pratiques et aussi d’imaginer des projets ensemble».

Pour terminer, elle a déclaré qu’elle cherche des coéditeurs. «Je vais distribuer notre livre les contes fang en France où ça marche bien. Les  bibliothèques nous achètent. Et s’il y a un éditeur gabonais qui veut le distribuer au Gabon, en Afrique, moi je serai ravi de coéditer».

L’artiste Sophie Bazin est aussi médecin de formation. Elle est connue pour son travail avec la maison d’Editions Dodo Vole qui publie des livres  d’art pour les tout-petits et des albums bilingues. Elle est très impliquée dans des projets artistiques à Madagascar. Elle vient d’ouvrir ses portes pour la Gabon et qu’il conviendra de suivre.

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