La Rédaction

Selon le deuxième communiqué officiel du Bureau exécutif du Réseau national des journalistes indépendants (RENAJI), en date du jeudi 23 avril 2026, sur sa page Facebook, le Journaliste, Tounda Youbi Médard aurait été placé en détention depuis le mercredi 22 avril 2026 à la prison centrale de Libreville alors que le Juge d’instruction lui avait déjà accordé la liberté provisoire.

Conformément audit communiqué, le Bureau exécutif de ce réseau soupçonne une éventualité d’interférences extérieures dans une procédure judiciaire pourtant encadrée par des principes clairs d’indépendance et d’impartialité dans cette affaire.

L’intégralité du communiqué officiel du RENAJI sur sa page Facebook:

« Le Réseau National des Journalistes Indépendants (RENAJI) exprime sa plus vive indignation suite au placement en détention de notre confrère, Monsieur Tounda Youbi Médard, actuellement retenu à la prison centrale de Libreville, dans des conditions qui suscitent de graves préoccupations.

«Les informations concordantes en notre possession laissent apparaître l’éventualité d’interférences extérieures dans une procédure judiciaire pourtant encadrée par des principes clairs d’indépendance et d’impartialité. L’hypothèse d’une intervention téléphonique émanant de l’autorité plaignante, ou de pressions liées à des engagements préalablement évoqués, si elle venait à être confirmée, constituerait une atteinte inacceptable aux fondements de l’État de droit.

«En effet, ce mercredi 22 avril 2026, notre confrère s’est présenté au parquet de la République près le Tribunal de première instance de Libreville, afin de répondre à de nouveaux chefs d’accusation, notamment celui de menace par voie de fait, en présence d’un représentant de la partie plaignante.

« À l’issue de son audition, le juge d’instruction lui a accordé une liberté provisoire. Toutefois, dans un revirement aussi brusque qu’incompréhensible, cette décision a été annulée quelques minutes plus tard, vraisemblablement, la suite d’un interventionnisme, par voie téléphonique, soupçonne-t-on, alors même que l’intéressé se trouvait en échange avec sa famille, aux alentours de 17 heures. Une telle situation, si elle était avérée, constituerait un précédent d’une extrême gravité.

«Le RENAJI rappelle avec force que les chefs d’accusation initiaux, diffamation, chantage et extorsion de fonds, ont été rejetés par le juge, ce qui renforce le caractère préoccupant de l’acharnement dont semble faire l’objet notre confrère.

«Par ailleurs, si ses effets personnels, sacs, véhicule et autres biens, ont été restitués à sa famille, son téléphone portable demeure saisi par les autorités, dans le cadre de l’enquête.

Aux environs de 19 heures, les membres de la famille ont regagné leurs domiciles, dans un climat de profonde inquiétude. L’ensemble de ces faits s’est déroulé sous l’observation du Président du RENAJI. »

Face à ces dérives, le RENAJI: «dénonce avec la plus grande fermeté toute forme d’ingérence dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire. Exige le strict respect des droits de la défense et des procédures légales. Appelle les autorités compétentes à garantir la transparence et l’impartialité dans le traitement de cette affaire. Se réserve le droit d’engager toute action appropriée pour la défense de notre confrère et la préservation de la liberté de la presse.»

Le RENAJI demeure pleinement mobilisé et ne tolérera aucune atteinte aux principes fondamentaux qui régissent l’exercice du journalisme. »

Share.
Leave A Reply

Autoriser les notifications OK Non merci