Avec un portail toujours occupé par des commerçants, les élèves ne sont plus en sécurité ici. 

Par Breveta Moubona Lemagna Rodsa (+)

L’école publique de la Peyrie, située à quelque deux cents mètres des feux  tricolores, sur la route principale du quartier Venez-Voir, menant à Rio, est dans l’isolement total. En effet, des commerçants véreux installent, chaque jour, leurs produits à vendre, même devant les portails de l’établissement, mettant en danger la vie de plus de 1200 apprenants et leurs enseignants.

«Pour moi c’est un calvaire. J’en ai parlé à plusieurs reprises aux autorités. Et jusque-là, je n’ai obtenue aucune réponse favorable par rapport à cette situation à laquelle mon établissement est confronté», a déclaré Claude François Mbari, le directeur de l’école.

Il souhaiterait la libération possible dans l’immédiat du portail de l’école.

Quel appel lance-t-il aux autorités de l’Education nationale, de la Mairie et du ministère de l’Intérieur,  face à ce phénomène?  Le directeur relève que cette occupation du trottoir et de l’environnement de son école, met en danger la vie des apprenants. «Mon souhait est que des mesures soient prises aux hauts niveaux pour libérer ces espaces de notre établissement occupés anarchiquement par des commerçants».

L’école (1) et le Centre de soins d’Arrondissement (2) de Venez-Voir, deux établissements publics isolés par des commerçants qui payent des taxes à la Mairie!

Complicité de la Mairie de Libreville ?

Ceux qui sont passés par ce quartier de Venez-Voir, ont dû se rendre compte que les deux trottoirs, sur plus  de 500 mètres, sont occupés par des vendeurs qui y ont installé leurs marchandises. Ici et là l’on vend tout: des denrées alimentaires, des produits de beauté, ustensiles de cuisine, etc.

D’autres institutions, à l’instar de l’Eglise protestante de la Peyrie, l’hôpital d’Arrondissement de la Peyrie, etc., subissent aussi les foudres des installations anarchique de ces commerces à ciel ouvert devant leur devanture.
Interrogés deux commerçants déclarent qu’ils y trouvent dans les ventes, les moyens pour vivre. Qu’ils attendent toujours qu’on leur trouve un autre espace pour mener leurs activités.

Notons que la Mairie de Libreville prélève des taxes au quotidien auprès de ces commerçants installés anarchiquement à Venez-Voir. N’est-ce pas là, une sorte de cautionnement de cet état de fait, qui ne dit pas son nom ?

Nous y reviendrons.

(+ Stagiaire)

 L’église Evangélique (1) et l’état de la qui laisse à désirer(2).

Share.
Leave A Reply

Autoriser les notifications OK Non merci