Par Rodsa Breveta Moubona Lemagna (+)

Les Olympiades de l’Éducation nationale 2026 se sont tenues ce lundi 1er juin  2026 à Libreville. Entre discours engagés, projets scientifiques venus des quatre coins du pays et prestations culturelles envoûtantes, la cérémonie a tenu toutes ses promesses.

C’est une salle électrisée qui a accueilli, ce lundi, les Olympiades de l’Éducation nationale à l’IFETP de Libreville. Des élèves venues de Koulamoutou, Tchibanga, Moanda, Lebamba, Lékoni, Franceville et d’ailleurs encore. Toutes les provinces du Gabon ont effectué le déplacement. Dans leurs yeux, la même flamme: prouver que le talent n’a pas d’adresse.

Pour les accueillir, le gratin institutionnel et économique était au rendez-vous. En tête, Hugues Alexandre Barro Chambrier, Vice-président de la République, suivi de Hermann Immongault, Vice-président du gouvernement. Parmi les membres du gouvernement présents, Camélia Ntoutoume épouse Leclercq, Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, et Mark Alexandre Doumba, Ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation. Le monde des affaires était représenté par le Directeur général de Sunu Assurance, partenaire de l’événement. Côté diplomatie, le représentant de l’Unesco, Marco Patricio Zambrano Restrepo, a, complété ce beau plateau.

La cérémonie s’est ouverte sur un moment solennel et fédérateur: l’hymne national, La Concorde, entonné en plusieurs langues gabonaises par les délégués. Un Gabon pluriel, debout, parlant d’une seule voix — avant même que le premier discours ne retentisse.

« L’éducation est l’arme la plus puissante » — Mandela au cœur du discours

Camélia Ntoutoume épouse Leclercq, Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, a pris la parole avec conviction. Au fil de son allocution, elle a convoqué Nelson Mandela pour appuyer son propos : « L’éducation est l’arme la plus puissante que vous puissiez utiliser pour changer le monde.» Une citation qui a résonné dans la salle comme une évidence, avant qu’elle ne poursuive avec ses propres mots.

«Notre ambition est claire : faire du Gabon une nation où l’excellence scientifique et les talents de notre jeunesse ne sont plus une exception, mais une norme. Ces Olympiades sont le reflet vivant de cette volonté. Nos enfants sont capables du meilleur, dans chacune des neuf provinces de notre pays. Nous avons voulu que cette compétition scientifique touche chaque coin du territoire national — car chaque élève mérite d’être vu, valorisé et récompensé »

En parlant de. digitalisation de nos écoles, elle a déclaré que ce n’est pas un luxe, mais c’est une nécessité. «Nous travaillons chaque jour à intégrer les outils numériques dans nos apprentissages, à former nos enseignants et à bâtir un système éducatif à la hauteur des ambitions du Gabon», a-t-elle fait savoir.

Plaidant pour l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation scientifique, la ministre a conclu en invitant les élèves à répéter après elle, à voix haute et ensemble : «Nous sommes l’avenir du Gabon et je dois travailler pour moi-même, ma famille et pour le développement de mon pays.» Une salle debout. Des voix unies. Un frisson collectif.

47 projets, 5 gagnantes : Miss Sciences couronne ses reines

Organisé sous le haut patronage de Khaled El-Anany, Directeur général de l’Unesco, le Concours national Miss Sciences fêtait cette année sa 5ème édition. Le thème: « Les matières scientifiques au service du développement durable ». Les disciplines en lice : physique, chimie, sciences et mathématiques. Et le résultat : 47 projets soumis, 12 finalistes sélectionnées, 5 gagnantes distinguées. Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes.

Parmi les lauréates de cette édition, trois noms à retenir. Iris Dania, en Terminale D au Lycée Saint-Dominique Mba, sacrée Miss Sciences Terminales. Nice Petula Étoume Ndong, en Première S au Lycée Jean Stanislas Migolet, de l’Ogooué-Lolo, Miss Sciences Premières. Et Hansia Nkizoghe Nguema, en Seconde S au Lycée Simon Oyono Aba’a, dans le Woleu-Ntem, désignée par le jury grande lauréate Miss Sciences 5ème Édition 2026. Miss Sciences toujours brillante.

La remise de prix n’a pas concerné que les Miss Sciences. Les 12 finalistes des projets scientifiques ont également été récompensées pour l’excellence de leurs travaux, au même titre que les lauréates du concours. Une reconnaissance qui s’est étendue aux proviseurs des établissements participants, honorés pour leur engagement et leur rôle déterminant dans l’accompagnement de ces jeunes talents. Parce que derrière chaque élève qui brille, il y a une école qui croit en elle.

Une fois les honneurs rendus, la scène a cédé la place à la célébration. Tour à tour, des élèves sont montés pour représenter leurs ethnies respectives — danses traditionnelles, chants, tenues ancestrales. Le Gabon dans toute sa diversité, offert en spectacle à une salle conquise.

Les Olympiades de l’Éducation nationale 2026 s’achèvent, mais quelque chose reste. L’image de ces jeunes femmes venues de Libreville, de Tchibanga, de Moanda ou de Koulamoutou, debout, fières, prêtes. Le Gabon de demain ne se construit pas dans les discours. Il se construit ici, dans ces salles de classe, dans ces projets scientifiques, dans ces regards allumés. Et manifestement, il se porte bien.

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