Par Annie Mapangou

La Fédération des entreprises du Gabon a organisé la deuxième édition du Forum économique du Gabon, ce samedi 27 juin 2026, sous le thème: «Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée », au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba de Libreville. Ce en présence du Vice-président de la République, du président des entreprises du Gabon (FEG), des membres du gouvernement, des ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques, des responsables des institutions de la République, des chefs d’entreprises, porteurs de projets et des invités.

Au terme de ce Forum économique du Gabon 2026, l’architecture des recommandations qui découle de la réflexion des participants, lors de la tenue des 8 ateliers constitue la colonne vertébrale de la déclaration de Libreville, dévoile ainsi qu’il suit :

Atelier 1 : « Dette intérieure et fiscalité incitative». Cet atelier a posé le socle matériel de la confiance : des finances publiques assainies et une fiscalité au service de la production. Les délégués ont unanimement reconnu que l’apurement de la dette intérieure due aux entreprises constitue le premier acte de réconciliation entre l’État et son tissu productif.

Atelier 2 : « Sécurité juridique et judiciaire des affaires. » Ici, il était question de rappeler une vérité cardinale: « nul capital ne s’engage durablement là où la règle est mouvante et la justice incertaine». Ce thème a été a été désignée comme le ciment invisible de tout climat des affaires.

Atelier 3 : « Investissement, commande publique et mobilisation de la diaspora». Cette thématique a fait de la commande publique le premier levier de l’investissement productif. Il a affirmé le droit des entreprises nationales et des petites et moyennes entreprises à un accès effectif aux marchés publics, adossé un contenu local réellement opposable et à une dépense publique transparente et digitalisée. Il a appelé à réorienter l’investissement vers les secteurs structurants et le marché de proximité ; Il a enfin tourné le regard vers cette richesse trop longtemps négligée que constituent le talent et l’épargne de la diaspora gabonaise, première ambassadrice de l’attractivité nationale.

Atelier 4 : « Entrepreneuriat et essor des PME». Cette réflexion a porté son attention sur le tissu vivant de l’économie: nos petites et moyennes entreprises, modestes par la taille mais immenses par le nombre et par l’espérance d’emplois qu’elles incarnent.

Atelier 5 : « Formation, compétences et transformation numérique. » Il a été dit pour ce sujet que nulle entreprise ne s’élève plus haut que ne le permet le savoir de ceux qui la font vivre. La compétence est le véritable capital du siècle, et la révolution numérique en redéfinit chaque jour les contours.

Atelier 6 : « Protection sociale et cohésion.». Cet atelier a relevé un fait que l’on ne peut ignorer : « Une économie forte n’est pas seulement performante : elle est protectrice. Former, équiper et connecter n’a de sens que si la dignité de chaque travailleur est garantie.

Atelier 7 : « Infrastructures et logistique». Il s’agit pour ce thème de rappeler que toutes ces avancées demeureraient suspendues dans l’abstraction sans le support concret qui les rend possibles : la route qui relie, le port qui ouvre, l’énergie qui anime, le réseau qui connecte.

Atelier 8 : « Programme de croissance et de développement 2027-2028». Le dernier atelier a fait la synthèse des précédents. Il a évoqué que la force d’une économie ne se mesure pas à la justesse de ses diagnostics, mais à la constance de son action ; et que les recommandations des sept ateliers précédents ne vaudront que si elles s’inscrivent dans un programme cohérent, chiffré et calendaire de croissance et de développement pour 2027-2028.

Retenons que cette deuxième édition a mis le secteur privé au cœur des politiques publiques et réaffirme son rôle moteur dans la création de richesse, d’emplois et d’opportunités pour tous. La troisième édition se déroulera en 2027.

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