Par Annie MApangou

L’Honorable, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, député du deuxième Arrondissement de la Commune d’Akanda et Vice-président de l’Union nationale (UN) a animé une conférence de presse, ce mercredi 08 juillet 2026, au siège de son parti politique, sis à la première cité d’Angondjé, en présence des chefs de quartiers et des membres de l’UN.

L’Honorable Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a d’abord planté le décor en précisant que c’est mon premier mandat de parlementaire. Que cette première session a donc d’abord été pour lu le moment de découvrir l’Assemblée nationale, son organisation, son fonctionnement et aussi ses usages.

 «L’Union nationale, ma formation politique n’ayant que deux élus à l’Assemblée nationale, ne pouvant donc constituer un groupe parlementaire, j’ai fait le choix de n’intégrer aucun groupe parlementaire nationale. Je suis, ce que l’on nomme dans les jargons parlementaires, un député non-inscrit. De même, au regard de la faible représentativité de l’Union nationale, je n’occupe aucune fonction au Bureau de l’Assemblée nationale, même pas  dans les bureaux des autres Commissions», a fait savoir le député du deuxième Arrondissement d’Akanda.

Par rapport à la première session parlementaire de l’année 2026, l’intervenant a expliqué qu’au cours des quatre mois de session, du lundi 02 mars au mardi 30 juin, conformément à la Constitution, ont principalement porté sur l’examen pour adoption des projets et propositions de textes, le discours sur l’état de la Nation, prononcé par le président de la République devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, et le débat d’Orientation budgétaire.

Un texte rejeté

«Concernant l’activité législative, l’adoption des textes, au cours de cette première session ordinaire, l’Assemblée nationale a reçu au total 34 textes de loi ou propositions. 22 textes ont été examinés et adoptés en séance plénière. Parmi ces textes soumis à l’examen et adoption par l’Assemblée nationale, on note 5 projets de loi, 16 ordonnances et une proposition de résolution. Un texte a été rejeté par l’Assemblée nationale. Il s’agit du projet de loi fixant les règles relatives à l’activité de crédit dans les secteurs bancaires et la microfinance en République Gabonaise», a indiqué le député.

Il a expliqué les raisons de ce rejet : « Ce rejet a été motivé par le fait que ce n’était pas la compétence de l’Assemblée nationale, mais la compétence de la CEMAC. Donc, ce n’est pas que le texte était bon ou mauvais, c’est que ce n’est pas une compétence nationale. »

Selon l’Honorable député, le Gabon, comme tous les pays de la CEMAC, ont délégué cette compétence aux instances de la CEMAC.

Poursuivant son propos, il a indiqué : « Il y a 6 ordonnances qui n’ont pu être ratifiées par l’Assemblée nationale au cours de la présente session. Elles deviennent donc frappées de forclusion. 5 projets de loi sont en cours d’examen ou en attente de transmission par le gouvernement. »

En ce qui concerne le discours du président de la République sur l’État de la Nation, prononcé le 15 juin 2026 devant le Parlement réuni en Congrès. Le Député a dit : « Ce fut une première. »

Par rapport au débat sur l’orientation budgétaire, qui a eu lieu, le 27 juin 2026. Le Député a expliqué : « Au cours de ce Débat, je me suis exprimé à la Tribune de l’Assemblée Nationale pour alerter les Gouvernants et le pays sur la situation budgétaire et financière de l’État, et dire l’urgence de se mobiliser pour traiter ce sujet trop longtemps évité.»

Le point sur les autres textes 

«Parmi les textes les plus significatifs figurait notamment le Code de la nationalité gabonaise, la Loi de finances rectificative 2026, le Code de la communication et le Projet de loi fixant les conditions d’accès à la fonction de directeur général d’établissement de crédit et de microfinance en République Gabonaise. Je tiens, en toute transparence, à préciser que je n’ai pas voté ces quatre textes», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a été désigné par le bureau de l’Assemblée nationale pour siéger au Parlement de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), qui compte cinq députés par État membre. Au Parlement de la CEMAC, il a été désigné président de la Commission des affaires institutionnelles, de la justice, des droits de l’homme et des politiques sectorielles communes. On l’appelle aussi la Commission numéro un. Le Parlement de la CEMAC siège à Malabo, en Guinée-Équatoriale. Il se réunit chaque année au mois de février et d’octobre à Malabo.

«Au cours de la session du Parlement de la CEMAC, la Commission numéro un a procédé à l’examen du rapport général sur le fonctionnement et l’évolution de la communauté. En effet, au titre des articles 14 et 16 de la Convention, régissant le Parlement communautaire, le Parlement de la CEMAC est chargé du contrôle démocratique des organes et institutions spécialisées de la CEMAC. A ce titre, chaque année, le président de la Commission soumet au Parlement, pour examen, un rapport général sur le fonctionnement et l’évolution de la communauté. L’examen du rapport général sur le fonctionnement et l’évolution de la communauté est par-dessus tout, une obligation de redevabilité des institutions et organismes de la communauté devant le Parlement communautaire. Cet examen donne lieu à un rapport du Parlement. Il comprend des recommandations et des résolutions. Ce rapport produit par la Commission numéro un a été adopté à l’unanimité par le Parlement de la CEMAC», a conclu Jean Gaspard Ntoutoume Ayi.

Notons qu’en sa qualité de député du 2ᵉ arrondissement de la commune d’Akanda, il a pris part avec engagement aux travaux, animé par la volonté constante de porter les préoccupations de ses concitoyens et de contribuer à l’édification d’un pays plus juste, moderne et prospère. Cette rencontre avec la presse a été l’occasion de rendre compte de son action parlementaire, de partager les principaux enjeux de cette session.

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