Par Gérard Minko
Le Woleu-Ntem, province septentrionale du Gabon appelée communément « Grand Nord », est composée de cinq départements : le Woleu, le Ntem, l’Okano, le Haut-Ntem et le Haut-Como. Elle dispose d’une forte richesse traditionnelle et d’une diversité ethnique. La population est majoritairement fang. On y note une minorité de pygmées (peuple autochtone, Bekui), établis dans le département du Haut-Ntem, à Minvoul (Nord-Est), ainsi qu’une minorité haoussa.
La province du Woleu-Ntem a cette particularité d’être occupée majoritairement par les Fang, qui demeurent le socle de sa force linguistique et de son expression culturelle.
Les festivals et autres cérémonies, organisés le plus souvent en période de grandes vacances, mettent en scène des rituels et d’autres groupes traditionnels, accompagnés d’instruments tels que le tam-tam, le tambour, etc. Mais le Mvet reste le symbole de la civilisation fang, lequel est d’ailleurs inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. À cela s’ajoutent deux autres pratiques : le port de la tenue traditionnelle chaque vendredi, instauré par les plus hautes instances du pays, ainsi que la cérémonie de lever et de baisser des couleurs, une exigence patriotique à l’échelle nationale.
L’artisanat repose sur une production locale de tissus (raphia) et d’objets en bois. Sur le plan touristique, le Woleu-Ntem regorge de sites capables d’attirer les touristes : dans le domaine de l’écotourisme, on peut citer le mémorial de Mibeng, le Mont Koum, le pont Yembi, les Monts de Challu, ou encore la roche jumelle de Bibaga.
L’appartenance commune à l’ethnie fang facilite, plus qu’ailleurs, l’entretien de relations fortes entre le Grand Nord, le Cameroun et la Guinée-Équatoriale, favorisées par des échanges culturels, familiaux et commerciaux — à l’image du forum Ekang, qui pourrait se perpétuer dans l’avenir.
