Par Richard Nguema Ondo

Conformément aux dispositions statutaires qui régissent la Fédération Gabonaise d’Athlétisme (FGA), le président sortant, Anicet Mathieu Taty, a officiellement procédé au cérémonial républicain de passation des charges. Il cède ainsi le témoin à son ancien vice-président, Jacques Obame Essono, désormais porté à la présidence de plein exercice de l’institution.

Ce réaménagement à la tête de la FGA fait suite à la récente démission d’Anicet Mathieu Taty, parti postuler au secrétariat général du Comité National Olympique Gabonais (CNOG), dans le cadre du partage de « ce gros gâteau sportif national » entre les différentes fédérations qui le composent.

Ayant choisi d’aller occuper le secrétariat du CNOG, Taty n’avait rien d’autre à faire que de démissionner de la Fédération gabonaise d’athlétisme, le cumul des fonctions n’étant pas autorisé. Jacques Obame Essono, qui prend la présidence, est un homme du sérail, qui saura mettre de l’ordre là où il manquait dans cette maison de l’athlétisme.

L’arrivée de Jacques Obame Essono à la présidence est accueillie avec beaucoup d’optimisme par la famille du sport national. Originaire d’Oveng Abé, le nouveau président fédéral n’est en rien un étranger dans ce milieu. Son parcours élogieux, son abnégation constante et son amour pour la cause athlétique plaident en sa faveur. Ce caractère d’acier et cette vision à long terme constituent des gages de réussite pour la lourde mission qui lui est assignée : redynamiser l’athlétisme national et redorer le blason de la FGA.

Toutefois, pour transformer cette vision en résultats concrets, le défi structurel reste entier. Le nouveau président devra composer avec deux impératifs majeurs :

Le financement public : il sera capital que l’État joue pleinement sa partition en mettant à la disposition de la FGA les subventions et les moyens logistiques nécessaires.

La relance des compétitions : sans l’organisation régulière de championnats nationaux à travers le pays, la fédération risque de demeurer une coquille vide, incapable de détecter et de couver les talents de demain.

À l’heure où les hautes autorités du pays affichent leur volonté de placer le sport au cœur du rayonnement international du Gabon, la famille de l’athlétisme veut croire que la restauration de la discipline est bel et bien en marche sous l’ère de la 5ᵉ République.

Share.
Leave A Reply

Autoriser les notifications OK Non merci