Les décorés et les officiels ont posé pour la prospérité, au terme de la cérémonie.
Par Breveta Moubona Lemagna. R.
Soixante ans d’existence, soixante-six agents décorés: vendredi 24 juillet 2026, à l’Hôtel Boulevard, la Société des boissons rafraichissantes du Gabon (Sobraga) n’a pas seulement remis des médailles. Elle a raconté sa propre histoire, celle qui ne se lit pas dans un bilan comptable, mais dans des années de service.
Une entreprise, quatre visages, un même récit
Autour de la table d’honneur, quatre visages portaient à eux seuls soixante ans de continuité: le directeur général de Sobraga, Xavier Jaffret; la ministre du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle, Jacqueline Ilogué épouse Bignoumba, son Directeur de Cabinet et le secrétaire général, Malik Cédric Tchissambot, et le directeur des ressources humaines de Sobraga, Guy Germain Essono Ekoua. Face à eux, soixante-six agents attendaient leur médaille, diplôme, et sans doute un peu de reconnaissance méritée.
Le directeur général a ouvert le bal des discours, en rappelant que la force de Sobraga ne tient ni à ses marques, ni à ses usines, mais à «ces femmes et ces hommes qui, chaque matin, se lèvent, s’engagent, donnent le meilleur d’eux-mêmes et font vivre cette entreprise, avec sérieux, courage et fierté», une déclaration d’amour version bilan social, qu’il a résumée d’une formule presque philosophique: «les grandes réalisations sont faites de petits efforts répétés chaque jour.»
Le sourire imposé de la ministre
Puis la ministre Jacqueline Ilogué épouse Bignoumba a pris la parole, non sans humour: constatant des visages un peu trop sérieux dans la salle, elle a lancé, mi-amusée mi-taquine, «je vois que vous avez des visages crispés. Pourtant, ça doit être un moment particulier, un moment de joie. […] Nous ne sommes pas dans une élémentaire», avant de rappeler que distinguer un salarié n’est jamais un geste anodin. Elle a conclu par une punchline qui restera sans doute dans les mémoires: «il n’y a aucune entreprise parfaite. Ce sont les hommes et les femmes de l’entreprise qui en font une entreprise presque parfaite.»
Dix, vingt, trente ans: trois générations, une seule maison
Sur scène, ce sont ensuite trois générations qui se sont succédé. Quarante-huit médaillés de bronze, dix ans de maison, incarnant une relève qui grandit et apprend la rigueur du métier. Quatorze médaillés d’argent, vingt ans au compteur, génération charnière qui transmet autant qu’elle produit, saluée par le directeur général comme un «exemple de loyauté». Et quatre médaillés d’or, trente ans chacun, soit la moitié de la vie de l’entreprise: les gardiens, à eux seuls, de la mémoire collective de Sobraga.
La soirée s’est refermée en musique et en couleurs, entre séance photo, buffets et artistes, pour une fête qui n’avait, elle, besoin d’aucun discours pour convaincre. Dix, vingt, trente ans : au fond, ce sont les mêmes chiffres qui racontent comment Sobraga tient debout depuis six décennies, portée par celles et ceux qui, jour après jour, l’ont fait vivre.
« Lo que se hereda con orgullo, se cuida con lealtad. »
(Ce qui s’hérite avec fierté se préserve avec loyauté.)
