L’équipe de Coordination du Projet la gabonaise du pagne et du textile.

Par Annie Mapangou

À l’occasion de la Journée internationale de la femme africaine, la plateforme Challenge démocratie au féminin a présenté le projet « La Gabonaise du pagne et du textile », ce mardi 28 juillet 2026, au quartier Beaulieu, dans la commune d’Akanda.

Responsable du projet, Petronie Moussambi a expliqué que cette initiative, lancée en mai 2026, vise à permettre aux femmes gabonaises entrepreneures de conquérir des parts de marché dans le secteur de la vente du tissu et du pagne. Elle est née d’une recommandation gouvernementale sur le port des tenues africaines le vendredi dans les administrations. Face à une forte consommation de pagne et de tissus au Gabon, les initiatrices ont saisi cette opportunité pour se constituer en organisation formelle et juridique.

Lors de la cérémonie, Mme Moussambi a rappelé l’objectif du rassemblement : fédérer et motiver les femmes présentes autour de la vision du projet et de ses objectifs à court, moyen et long terme.

Elle a également précisé les attentes envers les participantes, à travers une « Convention sur l’honneur » les invitant à affirmer leur engagement et leur investissement dans le projet. Celles qui s’y engagent deviennent actionnaires et entrepreneures à part entière, avec un retour sur investissement proportionnel à leur mise de départ, à mesure que le projet avance dans ses phases de création, de vente et d’exploitation.

Concernant la stratégie commerciale, la responsable a reconnu un marché déjà concurrentiel, mais a affirmé la volonté des Gabonaises de s’y imposer progressivement, avec pour ambition à terme une nationalisation du secteur.

La présentation s’est conclue par une série de recommandations à l’attention des femmes :

-Faire preuve de résilience et ne jamais baisser les bras ;

-Porter les accessoires féminins au-delà des seules cérémonies, en devenant elles-mêmes clientes de leurs propres produits ;

-Persévérer sans relâche, en se relevant après chaque difficulté ;

-Croire en ses rêves pour pouvoir les réaliser ;

-Solliciter les dispositifs de la francophonie pour accéder à des financements et gagner en autonomie ;

-Réintroduire l’enseignement de la couture dans les établissements scolaires, en lien avec le projet ;

-Se rapprocher des chefs d’établissement pour rétablir ces cours ;

-Créer des fonds d’aide, assortis d’un suivi, pour soutenir les jeunes filles mères.

Les organisatrices ont enfin insisté sur la solidarité intergénérationnelle : aux aînées d’accompagner les plus jeunes. Qu’elle soit jeune, instruite ou femme au foyer, la femme gabonaise doit comprendre qu’il est temps de se lever et que sa place ne se limite plus à la cuisine. Même avec un investissement minime, elle a aujourd’hui l’opportunité d’entreprendre pour devenir autonome.

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