Le 6e adjoint au maire de la Commune de Libreville en charge de la culture, Andy Makindey Nze Nguema (droite) et Marie Michelle Zwank, directrice de la Culture et des Arts.

Par Annie Mapangou

« Réussir le pari du village culturel de vacances, c’est l’affaire de tous. Ce n’est pas simplement l’affaire de la municipalité », a précisé Andy Makindey Nze Nguema, 6ᵉ adjoint au maire en charge de la culture.

Le 6ᵉ adjoint au maire était face à la presse, ce lundi 27 juillet 2026, au siège de la mairie centrale de la commune de Libreville, pour présenter le projet dénommé « Village culturel de vacances de Libreville ». Dans le but d’occuper les enfants âgés de 7 à 17 ans, il a initié cette initiative destinée à renouer les jeunes générations avec leurs racines culturelles.

Le 6ᵉ adjoint au maire s’est ainsi interrogé sur ce qui reste à un peuple qui oublie d’où il vient : « C’est l’interrogation que nous nous sommes posée en portant le projet de village culturel de vacances de Libreville. »

Poursuivant son propos, il a déclaré : « Aujourd’hui, nos jeunes générations urbaines à Libreville grandissent au rythme de la mondialisation, mais s’éloignent dangereusement de leurs racines. C’est pour répondre à ce défi urgent de la perte des repères que le projet village culturel de vacances de Libreville prend tout son sens. »

Ainsi, ce projet bénéficie du soutien et de l’accompagnement institutionnel du maire de la commune de Libreville, Eugène M’ba.

Au total, six villages culturels de vacances vont être installés dans des écoles publiques, qui deviendront de véritables centres aérés d’identité gabonaise. Ce village culturel s’articule autour de cinq grands axes :

« Le premier, c’est l’apprentissage des langues locales. En effet, parler sa langue, c’est s’approprier son âme. Dans chaque village, nous enseignons des langues locales de nos terroirs à nos enfants. Pour le moment, nous avons un programme de l’éducation nationale qui en propose deux. Dans le cadre du village culturel de vacances, ce ne seront pas deux, mais cinq langues qui seront proposées aux enfants.

Ensuite, la connaissance historique : on ne bâtit pas le Gabon nouveau que veut le président Oligui Nguema sans connaître son histoire. Nos jeunes doivent comprendre d’où ils viennent et s’inspirer des lieux qui ont bâti ce pays.

Troisième axe : il porte sur les arts et les traditions. Nous allons revisiter nos contes, nos musiques, nos danses et nos rites, pour dire simplement que nous sommes un peuple qui a fait de grandes choses.

Quatrième axe : ce sont les arts culinaires et l’artisanat. Il s’agit pour nous de transmettre le savoir-faire de nos mères et les saveurs de nos terroirs.

Et enfin, cinquième axe : l’éducation à la citoyenneté et au bonheur. Par cet axe, il s’agit de cultiver l’identité. Pourquoi ? Parce que nous pensons qu’il nous faut bâtir, dans ce nouveau Gabon, des citoyens disciplinés et respectueux des institutions, de leurs aînés et du bien public. Voilà ce qui motive cet axe. »

Notons que ce village se déroulera du 29 juillet au 28 août 2026, au sein d’un établissement choisi dans chaque arrondissement. Il s’agit de : l’école publique des Charbonnages (1er arrondissement) ; l’école publique Martine Oulabou (2e arrondissement) ; l’école publique d’Akébé 1 (3e arrondissement) ; l’école publique de Glass (4e arrondissement) ; l’école publique de la Cité Damas (5e arrondissement) et l’école publique de Nzeng-Ayong Dragages (6e arrondissement).

Le droit d’inscription est fixé à 10 000 FCFA par enfant, dans chaque mairie de la commune de Libreville.


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