Par Annie Mapangou

 En prélude à la tenue de la Conférence-débat, sous le thème: « Fiscalité et formalisation: construire avec les institutions», l’Association agir pour une jeunesse autonome (APJA), pour la promotion de l’entrepreneuriat, en partenariat avec la Chambre nationale des métiers de l’artisanat du Gabon (CNMAG) a organisé une séance de sensibilisation à l’endroit des entrepreneurs, le jeudi 15 janvier 2026, au siège de la CNMAG.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat qui devait se tenir au mois de novembre 2025. L’APJA souhaite institutionnaliser des rencontres régulières avec les artisans, parce que ce sont les personnes qui ont besoin d’être sensibilisées sur les questions entrepreneuriales.

Au terme des échanges, le président de l’APJA, Roger Philippe Etno a résumé le bien-fondé de ces échanges, de manière succincte: «Il était question de pouvoir s’entretenir avec les artisans sur notamment les questions entrepreneuriales, afin de pouvoir sensibiliser, informer et pourquoi pas, former les différents artisans concernant l’éducation que nous essayons de maîtriser en tant qu’entrepreneurs, salariés entrepreneurs et bien entendu des personnes qui veulent accompagner les porteurs de projets, les entrepreneurs et les artisans.»

Au sujet des échanges, il a indiqué: «Toujours intéressant de pouvoir partager, parce qu’il y a une nouvelle façon de voir les choses. Même si bien souvent ça revient à une seule thématique, c’est l’information, le manque d’information dans les deux sens. La formation existe, mais est-ce que les gens vont suffisamment vers la formation, non hélas ! Donc ce sont ces deux (2) choses. C’est un peu ce genre de choses que nous avons rencontré aujourd’hui, lors des débats.»

Par rapport au point relatif à la taxe, il a expliqué que : «La taxe existe, qu’elle est importante, en principe lorsqu’elle est bien utilisée, notamment pour qu’elle puisse être mise à disposition pour le bien public, que cela soit pour les écoles, les hôpitaux ou pour les routes, mais qu’il faut justement envisager plus la dépense que l’on nous faisait, avant sachant que nous ne pouvons pas changer les lois, elles existent, elles sont là, elles s’appliquent à tous. Maintenant il ne faut pas simplement se dire que je veux gagner de l’argent, il faut aussi savoir dire que dans l’argent que je gagne, il y a une partie qui ne m’appartient pas. Donc, c’est ce qu’on appelle les taxes, ce sont les impôts, c’est la fiscalisation et à ce moment-là je vais pouvoir me dire que je mets cet argent de côté pour payer mes taxes et à mettre à jour.»

S’agissant du projet de mutualisation retraite et santé, le président d’APJA a expliqué que cela ne concerne pas forcément les entrepreneurs directement. «Ce sont les politiques publiques. Maintenant les entrepreneurs eux-mêmes peuvent se mettre ensemble, les artisans peuvent se mettre ensemble pour pouvoir justement créer, pourquoi pas leurs fonds ou leur mutuelle, pour pouvoir faire que les choses fonctionnent correctement.»

Notons que l’Association agir pour une jeunesse autonome (APJA), est une association apolitique et à but non lucratif qui existe depuis 2013. C’est un rassemblement à l’époque de jeunes porteurs de projets et entrepreneurs, étudiants et enseignants qui ont souhaité se mutualiser, pour notamment parler de questions entrepreneuriales, afin de pouvoir se soutenir et avoir un réseau.

Share.
Leave A Reply

Autoriser les notifications OK Non merci