Les officiels observant une minute de silence en mémoire de notre confrère Brice Ndong Edzang, décédé très récemment à la suite d’un accident de la circulation à Libreville.
Par AN
Quelque cent-cinquante membres des médias et contributeurs en provenance de vingt-cinq pays de l’espace francophone étaient en conclave dans la capitale gabonaise du 21 au 23 janvier, pour discuter d’une question d’actualité: «L’impact de l’Intelligence Artificielle sur les médias», et surtout mettre en route, une nouvelle plateforme d’échanges et de réflexions: «la Conférence internationale de la presse francophone» (CIPREF). Le président du Comité d’organisation du CIPREF, Désiré Ename, a été désigné par ses pairs pour présider la mise en forme de cette nouvelle association internationale.
Intervenant pour clôturer de cette Conférence de Libreville, ce vendredi 23 janvier 2026 à l’Université Berthe et Jean d’Essassa, en banlieue de la capitale gabonaise, Hermine Otounga Souna, Administrateur directeur général de l’Agence gabonaise de presse, a au nom du ministre de la Communication et des Médias, Germain Bihadjow, empêché, exprimé la joie ressentie par les autorités gabonaises en accueillant cette première édition de la Conférence Internationale de la Presse Francophone.
«Durant trois jours, dans les présentes et prestigieuses installations de l’Université Internationale Berthe et Jean, vous avez eu à cœur de débattre sur l’intelligence artificielle et son impact sur les médias. Une grande et ambitieuse réflexion autour des grandes mutations que connaît l’exercice des métiers de la presse, au contact avec la révolution technologique de ce 21e siècle», a déclaré l’ADG.
Avant de relever les autres niveaux des discussions sur la viabilité des médias, la pratique du métier de journaliste, dans le contexte actuel et à venir.
«Il est effectivement important, à l’heure où le numérique expose le monde aux manipulations en tous genres, débordant même le cadre des fakenews, de s’interroger sur les valeurs liées à l’éthique et à la déontologie journalistique. Nous avons, à cet effet, bien compris, en suivant les différentes communications et les débats, avec François Rabelais, que «science sans conscience n’est que ruine de l’âme». Il est ainsi primordial, pour le journaliste, de protéger son métier, et d’en faire une science de collecte, de traitement et de production de l’information, qui transcende les mutations technologiques et reste une pratique empreinte de responsabilité et de rigueur», a souligné Hermine Otounga Souna.
La représentante du ministre de la Communication et des Médias a relevé que «Le rôle de la presse est indéniable, dans le développement de nos nations».
Pour elle, «les pouvoirs publics ne sauraient accompagner valablement une presse d’égout. C’est la raison pour laquelle, le sérieux et la responsabilité de chaque acteur restent interpellés».
Dans la foulée de son intervention, elle s’est félicité des résolutions et recommandations issues des présentes assises. «Elles font de la CIPREF, un maillon important et un interlocuteur de poids, dans l’expression de l’espace et de la presse francophone. Nous espérons que des plaidoyers seront menés, à l’avenir, afin de mieux faire entendre cette voix auprès des instances nationales et internationales», a conclu l’ADG de l’AGP pour clore les travaux.
Mais avant, il y a eu la lecture du rapport général des travaux. Diaye Mademba (Sénégal), président du Bureau des travaux, qui a dit tout l’intérêt de créer cette entité, en vue de poursuivre la réflexion. La Déclaration de Libreville a été lue par Ivonne Eloundou (Cameroun) et le Mot de remerciement par Monulphe Bosso de la République Démocratique du Congo.
Lors de la plénière, les participants ont eu l’honneur de recevoir Marie-Madeleine Mborantsuo, la fondatrice de l’Université Berthe et Jean d’Essassa.
Le maire de Lambaréné, Guy Pierre Biteghe (2e à gauche), quelques grandes figures des médias gabonais: François Ndjimbi de Gabonreview.com ( à droite), Blaise Mengue Mna, la Nation et JDFE de Tendance Gabon (à gauche); sur le 2e photo: l’ADG de l’Agence gabonaise de presse, Hermine Otounga Souna, lors de son intervention, au nom du ministre de la Communication.
