L’assistance attentive aux différentes présentations de l’évolution du travail.
Par Annie Mapangou
Le ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale et de l’Institution civique, présidente du Comité de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre de l’accord entre la Commission interministérielle du gouvernement et les partenaires sociaux, Camélia Ntoutoume Leclercq, a réuni les chefs d’établissements, les enseignants et les parents d’élèves pour leur faire le point sur les travaux à mi-parcours en vue, de la reprise effective des cours, ce vendredi 23 janvier 2026 au Lycée Public d’Alibandeng.
Le Secrétaire général du ministère de l’éducation nationale, Christian Louembet Onguélé a levé le voile sur le déroulé des travaux menés depuis trois (3) semaines. Travaux entamés au lendemain de la signature du protocole d’accord et de la mise en place du Comité interministériel, le Comité technique de suivi et d’évaluation pour lequel, il a été installé comme coordonnateur général. A ses côtés, un Coordonnateur général adjoint qui n’est autre que le Directeur central de l’affaire financière ; un Coordonnateur général adjoint, représentant de SOS éducation, Jean Chrisostome Ndong Bekale, et bien d’autres, y compris les structures syndicales qui ont bien voulu accompagner ce groupe de travail. Dans cette équipe, il y a également un lot des représentants de la Fonction publique et du Budget.
Le Secrétaire général du ministère de l’éducation nationale et de l’instruction civique, Christian Louembet Onguélé, a expliqué le déroulé des différentes étapes : « Le Comité de suivi et d’évaluation a défini le cadre méthodologique de travail. Qu’allons-nous faire? Qu’allons-nous suivre ? Qu’allons-nous évaluer ? »
Le Secrétaire général a expliqué la structure du travail abattu : « Premier acte, il fallait une prise de contacts pour coller un nom à un visage. Deuxième acte, il fallait désigner les représentants des parties revendicatrices et aussi des facilitateurs. Troisième acte, il était question de définir la méthodologie. Comment suivre l’accord entre le gouvernement et les partenaires sociaux? Nous nous sommes dit qu’il fallait donc faire une planification d’action. Quatrième acte, s’assurer que toutes les parties revendicatrices ont suspendu le mouvement de grève. Ça a été fait. Des déclarations ont été faites. Deuxième acte, nous avons évalué la reprise des cours. Est-ce que les cours ont eu lieu ? Oui ou non ? Ça a été fait pendant une semaine et le bilan sera compté dans un instant. Troisième acte, qu’en est-il des situations administratives et financières? Monsieur le DCRH prendra la parole pour vous présenter l’évolution de la situation administrative et financière. Les recrutements, les transferts des fiches bleues, les avancements automatiques, les conséquences, ce que vous avez appelé des faits de soldes dès la fin du mois de février».
A la suite de son propos, il a ajouté: « Combien d’agents publics d’éducation, dont les enseignants, vont percevoir leur salaire dès la fin du mois de février? Combien vont voir leur situation administrative évoluer ? Et sans cela, madame la ministre de l’État, nous allons donc compter sur l’évolution de la situation en une semaine de reprise de cours… »
La présentation du niveau d’avancements par rapport à la situation administrative et financière a été faite par le Directeur central des ressources humaines, Ngomo Moucketou.
« A l’ENS, il y a eu plusieurs promotions mais qui sortent la même année. Ceux qui ont été admis en 2012, 2013, 2015, 2017, 2019 et 2023 pour sortir tous en 2024 à cause du fameux LMD. Parce que quand quelqu’un est admis au concours en 2012, il sait qu’il va pour faire trois ans en CAP C. Et, la Fonction publique a déjà programmé les postes budgétaires pour cette année-là. Mais les personnes qui ont redoublé, donc, par conséquent, votre réservation a été écrasée», a-t-il déclaré.
Le DCRH a expliqué: « Il a fallut le plaidoyer de Madame le ministre d’État pour dire : ce sont des gabonais, c’est vrai. Nous étions en plein gèle, c’est compliqué. Veuillez s’il vous plaît, restaurer ça. Parce que nous savons qu’il y a encore des enseignants. C’est comme ça, qu’on a mis en place des instituts. Donc, plus personne n’est plus appelée à redoubler. Si vous redoubler, vous êtes exclus.»
La même chose pour les sortants ENSET : « L’ENSET, c’est avant-hier que nous avons reçu les palmarès. Et dans les palmarès, nous avons ceux qui ont été admis au concours depuis 2011, et qui sont sortis en 2025», a-t-il précisé.
Quelques éclaircissements sur le traitement des dossiers : «Quand les dossiers arrivent à la DCRH, nous prenons le palmarès d’entrée pour comparer avec le palmarès de sortie pour décortiquer bien entendu les effectifs d’entrée, premièrement. Secundo, nous vérifions les âges par rapport aux actes de naissance et aux diplômes. On a des personnes dont l’âge n’est pas pareil dans l’acte de naissance et dans le diplôme », a-t-il expliqué.
« Troisièmement, il y a eu des personnes qui ont été admises au concours et d’autres qui sont allées se faire inscrire personnellement. L’État dit que nous avons 300 personnes admises au concours mais au moment de sortir, nous avons 600. L’État dit, les 300 autres-là sortent d’où ?» s’est-il interrogé.
C’est suite à cela que Madame le ministre a demandé d’arranger cette situation, à cause de la période de crise et pour être dans la paix sociale et l’unité nationale.
« Parce que dans les 150, il n’y a que 50 qui ont été admis au concours. Et les 100 autres sont allés s’inscrire d’eux-mêmes», a-t-il expliqué.
Le cas des enseignants bénévoles : «En ce qui concerne les bénévoles, normalement, l’effectif était près de 1900, 1981. Il y a eu ceux qui ont été admis à l’ENIL, et d’autres, bien entendu, qui ont eu d’autres propositions ailleurs. Nous sommes tombés à 1810. Sur les 1810, il y a près de 500 qui n’ont plus l’âge d’être intégrés à la Fonction publique. Parmi eux, parce qu’on n’a pas voulu trop faire la honte, pour détailler même ceux qui n’ont même pas le diplôme, parmi ceux-là. Sur la table, il y a beaucoup d’incohérences» a-t-il précisé.
A la suite de son propos, il a expliqué que le diplôme de base d’entrée à la Fonction publique, c’est le BEPC. A l’époque, c’était le CEP, pour la catégorie C. Pour entrer à la Fonction publique, c’est 33 ans… 35 ans. Mais beaucoup ont dépassé l’âge. Ça veut dire que le taux de cotisation sociale ne sera pas assez fourni.»
L’âge qui figure dans l’acte de naissance ne correspond pas avec celui qui se trouve dans le diplôme de même pour le nom.
« On a d’autres personnes, dans l’acte de naissance, des gens qui ont triché avec l’âge. Dans ceux-là. On a des personnes, dans l’acte, c’est Ngomo Moucketou Arnaud Loïc, mais dans le diplôme, c’est Moucketou Ngomo Loïc Arnaud», un exemple qu’il a pris.
Il a également dit: « Quand on a fait cette cartographie des choses, on a dit, ok, ce n’est pas grave. C’est bon, on a fait le choix. Ce sont des Gabonais qui ont sauvé l’école pendant la période de gel. C’est vrai. Et madame a dit, s’il vous plaît, on fait comment? Elle a eu l’accord du VPG et on les a intégrés.»
S’agissant des scientifiques: « Il y avait un problème en matière de diplôme de base. En fait, on a des personnes qui vont en mathématiques, mais qui ont un bac B à l’origine. Et qui ont une licence en économétrie, mais qui font cours de mathématiques. La fonction de l’économie, il faut le diplôme de base. En fait, c’est ça la logique, c’est ça la technique. Et bien entendu, il fallait encore qu’on se retourne vers Mme le ministre, parce qu’elle était la présidente… Et voici comment les choses ont été transmises déjà au budget» a-t-il fait savoir.
Un autre point, les dossiers issus du mouvement des chômeurs:
Il a expliqué : « Il avait été octroyé par rapport au mouvement de chômeurs 1 500 par l’État : 750 pour la santé, 750 pour l’éducation nationale.»
La découverte des fiches bleues des 750 chômeurs : Le DCRH a expliqué que les fiches bleues-là étaient gardées dans un endroit que même moi, le DCRH, je ne pensais pas. C’était compliqué… Il a fallu l’arrivée de Monsieur le Secrétaire général. Quand il est là, il fait les travaux. Il m’appelle, il me dit… Est-ce que tu es complice de ça? Je lui dis, complice de quoi ? Il me dit, les fiches bleues là.»
Sa réponse au Secrétaire général: « Je lui dis, je n’ai pas eu connaissance de ça. Il est arrivé, on a fait le check… »
Les dossiers ont été traités en conformité avec les diplômes et les âges.
Signalons qu’il y aura la publication de tous les noms des personnes, afin d’éviter la suspicion, mais également de la liste qui concerne les 4.000 nouveaux agents.
