La ministre d’État Camélia Ntoutoume Leclerq: le témoignage de son implication dans la réussite de ce festival.

Par Annie Mapangou

La première édition du Festival culturel Massangu s’est déroulée les 8 et 9 août 2026 à l’esplanade de Gabon Télévision, sous le thème « Entre héritage et modernité ». Cet événement fondateur, parrainé par la ministre d’État Camélia Ntoutoume Leclerq et soutenu par les ministres Edgard Moukoumbi et Mark Alexandre Doumba, a réuni la communauté Masango ainsi que sa diaspora pour célébrer son identité culturelle.

Une affirmation identitaire forte

«La culture est le socle sur lequel se construit l’identité d’un peuple. Elle est la mémoire des générations passées, la force des générations présentes et l’héritage précieux transmis aux générations futures », a déclaré en ouverture la ministre Camélia Ntoutoume Leclerq. Cette affirmation a donné le ton à un festival conçu comme un acte de sauvegarde et de transmission.

Née d’un mélange culturel, la ministre s’est présentée elle-même comme Masango : « Tout comme l’eau que je viens d’évoquer dans ce proverbe, la richesse de notre communauté ne tarira jamais. » Elle a insisté sur l’enjeu collectif : « Nous posons tous ici un acte fondateur en faveur de la sauvegarde de notre héritage culturel, du renforcement des liens de fraternité qu’entretiennent les filles et les fils de cette communauté. »

La vision nationale du président

La ministre a rappelé la position du président Brice Clotaire Oligui Nguema sur la valorisation des cultures : «Notre diversité culturelle ne constitue nullement un facteur de division. Bien au contraire, elle est une richesse exceptionnelle qui nourrit notre identité nationale et consolide notre destin commun.»

Le thème choisi traduit ce défi majeur : préserver les valeurs ancestrales tout en préparant la jeunesse à un monde en mutation. Le festival a offert précisément cet espace de dialogue intergénérationnel où les savoirs se transmettent et les traditions se perpétuent.

Un programme riche et participatif

Conférences-débat, panels, exposition d’art traditionnel, ateliers de vannerie et de langue, arts culinaires, nuit des masques, danses traditionnelles, veillée de Bwiti et concert géant : le programme a couplé la réflexion intellectuelle aux manifestations festives. Cette diversité a permis à tous les publics de participer selon leurs intérêts.

Le festival a rassemblé les représentants de cinq localités historiques : Ibundji, Popa, Mimongo, Mbigou et Lebamba, ainsi que de nombreux membres de la diaspora venus célébrer leur appartenance commune.

Un appel à la jeunesse

La ministre a adressé un message direct aux jeunes Masango : « Soyez fiers de vos racines, apprenez votre histoire, préservez vos langues et les valeurs héritées de nos ancêtres. Car un peuple qui oublie son histoire compromet son avenir, tandis qu’un peuple qui assume son identité construit son destin avec confiance et dignité. »

Cette première édition devrait marquer le point de départ d’une grande tradition appelée à s’inscrire durablement dans le calendrier culturel national. Elle ouvre ainsi la voie au rayonnement de la communauté Masango et, au-delà, au patrimoine culturel de notre pays dans toute sa richesse.

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