Au plateau sportif de la cité Awendjé, les enseignants ont décidé de poursuivre la grève jusqu’à l’aboutissement de tous les points de revendications.
Par Annie Mapangou
Le Collectif SOS Education a tenu son Assemblée générale, ce samedi 17 janvier 2026, au plateau sportif de la cité Awendjé, pour décider de ce que souhaite la base par rapport à la sortie de crise.
A l’entame de ce conclave, les enseignants ont remis ces moments entre les mains du Dieu Tout-Puissant, afin qu’Il soit au centre de ce combat.
Au terme de cette Assemblée générale, le visage phare de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (CONASYSED), Simon Ndong Edzo a déclaré: «Même si le serpent a changé seulement de peau, mais il garde toujours son venin. Donc, nous devons pousser, pousser, pousser, secouer le cocotier et le cocotier ne va pas tomber. Donc, pas de cours lundi. Même pas un peu. Il faut qu’ils arrivent à donner aux enseignants ce qu’ils réclament. Un salaire normal mérité… avec les droits que les textes leurs accordent… Trop c’est trop. On dit: derrière rien, y’a rien.»
Davy Ghislain Motongo, enseignant, a précisé que: «Nous ne demandons pas autant de choses, mais simplement qu’il y ait la valorisation du métier d’enseignant qui passe effectivement par la résolution et la régularisation de nos situations administratives avec effet solde immédiat.»
Simon Ndong Edzo de la CONASYSED (1) et l’enseignant Antoine Obame Nguema (2).
Un autre enseignant, Antoine Obame Nguema, a indiqué: «La décision finale, c’est que la grève continue, tant que nous n’aurons pas obtenus satisfaction. Parce que ce problème dure depuis des années et il n’est pas politique, je tiens à le rappeler. C’est vrai que le régime a changé mais, on dit que l’administration est une continuité.»
Au sujet des instruments ayant joué le rôle de courroie de transmission, il explique que leurs interlocuteurs ont été très mal choisis. «Parce que ce qu’on a choisi pour discuter avec nous, sont ceux qui sont à l’origine; je peux le dire de ce problème là… Pour ne prendre le cas de l’actuel ministre de l’Education nationale ; elle est là depuis quatre ans. Elle connaît ces problèmes-là. Il ne faut pas qu’elle fasse comme si elle les découvrait aujourd’hui. Il aurait suffi, pour qu’elle s’adresse au président de la République, pour dire que ces problèmes durent depuis tant de nombre d’années essayons de trouver une solution. Quand elle vient vers nous, comme si elle était nouvelle dans cette situation-là, nous disons non, nous n’acceptons plus.»
La base a également choisi un message à l’endroit du gouvernement, en vue d’une sortie de crise. Antoine Obame Nguema s’est exprimé ainsi: «Nous lançons un message au gouvernement pour leur dire de nous changer d’interlocuteur. Nous ne voulons plus; ni madame le ministre actuel, ni le Vice-président du gouvernement. Il faut qu’on nous trouve des gens neufs qui n’ont jamais été là et qui ne se sont jamais assis sur nos problèmes».
Retenons que cette grève entamée le 10 décembre 2025 par SOS Education, se poursuit. Donc, le lundi 19 janvier 2026, il n’y a aura aucune reprise des cours pour le compte du second trimestre, selon le calendrier scolaire 2025-2026.
Les enseignants (1 et 2) disent qu’ils ne reprendront la craie que si tous les problèmes sont résolus.
