La production de l’eau minérale dans des hangars.

Par JMM

L’agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) a très récemment mis un terme aux activités d’un opérateur économique qui produisait, dans un quartier de Libreville, la capitale gabonaise, une eau minérale impropre à la consommation et cela dans des conditions d’hygiène déplorable.

Le directeur général de  l’Agasa, Dr Jean Dalors Biyogue Bi Ntougou, alerté par ses inspecteurs, a réagi fermement: «Mes inspecteurs qui sont venus sur le terrain, m’ont signalé des non conformités extrêmement graves, qui ont un risque majeur sur la santé des populations. Et pour de telles opérations, je suis obligé de venir, parce qu’il y a une mesure drastique qui va être prise: fermeture et retrait du marché, de ce qui peut encore existé comme résidu de ce produit».

Le directeur général de l’Agasa a expliqué le bienfondé de la décision qu’il a prise: «C’est par mesure de précaution, jusqu’à ce que nous soyons sûrs que cette eau n’est pas impropre à la consommation. Et en plus de cela, toutes les démarches techniques administratives n’ont pas été respectées, pour pouvoir leur permettre d’exploiter. Donc c’est la raison pour laquelle, je suis venu personnellement, voir l’opération et prendre les mesures qui s’imposent, avec l’équipe bien sûr».

En effet, le pot aux roses a été découvert par les inspecteurs de l’Agasa, lors d’une mission de routine que leur confère la loi. Ce qu’ils ont découvert, pour une usine de production d’eau minérale, dépasse l’entendement des gendarmes de la sécurité alimentaire, au point où, ils n’ont eu aucune autre forme de procès que d’appeler leur directeur général.

«Sur instruction de notre directeur général, nous sommes en mission d’inspection ici. Il n’y a pas de laboratoire. Nous avons besoin de voir tous vos documents, le résultat d’analyse. Mme nous allons commencer à travailler, inspecter les lieux. Vous allez appeler votre hiérarchie, pour nous fournir tous les dossiers afférents. Nous allons regarder le lot de stockage, voir comment tout se fait» a déclaré l’un des Inspecteurs, particulièrement remonté par ce qu’il a vu.

Il a noté que c’est une zone inadaptée pour exploiter cette activité. «On ne peut pas faire une unité de production d’eau minérale dans un garage, dans un sous sol. C’est inadapté», a clamé l’Inspecteur.

Il convient de noter que l’Agasa, dans missions, est chargée de la prévention, l’évaluation et la gestion des risques sanitaires, nutritionnels et phytosanitaires.

Conformément aux dispositions de la loi, l’Agasa contrôle, inspecte et certifie les produits destinés à la consommation humaine, veillant au respect des normes d’hygiène à la consommation. Elle intervient à chaque étape de la chaine alimentaire, de la production à la distribution finale. Cela  pour préserve la santé publique et assurer un climat de confiance entre producteurs, commerçants et consommateurs.

Une affaire à suivre.

Ce que le DG de l’Agasa et ses équipes ont vu sur le terrain.

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