La ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq (au centre), intervenant, a rassuré sur les engagements du gouvernement qui ont été pris au plus haut sommet de l’Etat, par le Président de la République.
Par Annie Mapangou
Le ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume Leclercq, en sa qualité de présidente du Comité de pilotage, a organisé une rencontre avec les membres du Comité Technique Suivi-évaluation, les chefs d’établissements, les enseignants et, les parents d’élèves pour faire un bilan à mi-parcours en vue de les sensibiliser et leur montrer la réalité de l’évolution des travaux de la Commission interministérielle, ce vendredi 23 janvier 2026, au Lycée Public d’Alibandeng.
Après la présentation du bilan des actions, d’une part et, la reprise des cours après une semaine, d’autre part, le ministre s’est prononcé:
«Aujourd’hui, c’était une réunion pour faire un bilan à mi-parcours du Comité Technique Suivi-évaluation. Je suis intervenue en ma qualité de présidente du Comité de pilotage. Il était important d’abord de faire un bilan au sein de la maison. Nous avons réunis les chefs d’établissements, les enseignants, les parents d’élèves pour les sensibiliser et leurs montrer la réalité de l’évolution des choses. Il y a eu cette Commission tripartite : Fonction publique, Budget et Éducation nationale. Les très hautes instructions du Chef de l’État ont été données pour les résolutions. Le comité technique, sous la coordination du Secrétaire général, s’est mis au travail et nous avons donc voulu faire sortir ce bilan d’étape pour que tout le monde sache où l’on va et qu’est-ce qui se fait réellement. »
En plus du bilan, il y a également la sensibilisation des parents:
Le ministre de l’Education nationale a tenu à préciser: «Nous avons aussi voulu sensibiliser les parents d’élèves et les enseignants pour le retour des enfants dans les salles de classe. Parce que nous avons une certaine remontée des informations qui parlent de peur, qui parlent d’inquiétudes. Donc, il fallait rassurer les parents d’élèves en disant qu’en envoyant les enfants à l’école, ils sont en sécurité. Et nous savons aussi que d’autres enseignants ont peur aussi de regagner les salles de classe, de peur d’être taxés de traitres ou de personnes qui ne sont pas solidaires des autres»
Selon le ministre, la reprise se fait timidement mais progressivement. «Des collectifs par établissement ont appelé à la reprise des cours et d’autres même dans le silence ont commencé à regagner les salles de classe, notamment à l’intérieur du pays. Mais tout cela reste encore très timide. Donc, il fallait leur montrer que c’est très important que les uns et les autres mettent un peu d’eau dans leur vin, parce que le gouvernement a respecté toutes les étapes des négociations syndicales, pour que nous puissions arriver à quelque chose de très positive, pour la valorisation de la formation enseignante»
Que peut-on retenir de ce bilan en quelques mots ? Le ministre a déclaré qu’il y a eu des avancées au niveau des dossiers de titularisations, des régularisations, des situations administratives. «Dans l’ensemble, avancement, reclassement après stage. Le ministère de l’éducation nationale avait déjà bénéficié d’une première vague de régularisations donc, instruction avait été donnée au DCRH de pouvoir publier les noms et s’assurer qu’il n’y ai pas de doublon avec les 4.000 autres qui nous ont été attribués. Donc, ce travail avait été fait. On a également fait le bilan pour les sortants écoles, des ENS, ENSET, ENIL parce que c’étaient leur ancienne appellation. Et, nous avons expliqué pourquoi certains sont passés en soldes et d’autres sont en présalaire»
Au sujet des enseignants mis en présalaire, le ministre s’est prononcé en ces mots: «Ces pré-salaires-là, c’est temporaire. C’est jusqu’au mois de décembre 2026. Dès janvier 2027, ils passent en solde normal. c’est en fonction du nombre des postes budgétaires qui nous ont été attribués que nous avons d’abord pris les ENSET et ENS. »
Donc, au total vous avez combien de postes budgétaires ?
« Nous avons 328 postes budgétaires, donc, c’est ce qui permet à ENS, ENSET de pouvoir être salariés tout de suite. Nous avons 692 présalaires pour les ENIL, donc les professeurs d’école maintenant qui seront dans nos instituts. C’est la dernière promotion avec cette appellation des ENIL. Nous avons 1810 bénévoles également qui sont intégrés à la fonction publique. Nous avons les 108 professeurs de sciences qui continuent leur formation comme elles durent deux ans. » A-t-elle ajouté.
Cette catégorie est à la fois en situation classe et à la fois en formation à l’école.
La dernière question qui fâche, c’est que le président a dit rendez-vous le 25 février et les enseignants ont peur que ce soit une promesse de trop et une promesse vaine.
Sur cette question, Camélia Ntoutoume Leclercq a expliqué que ce n’est pas une promesse de trop : «Le gouvernement s’est engagé au plus haut niveau. Il y a eu pour la première fois, et c’est inédit, les trois ministères, parce qu’il faut toujours rappeler que le ministère de l’éducation nationale forme et est ministère utilisateur, mais celui qui recrute c’est la Fonction publique et celui qui paye c’est le Budget. Pour la première fois tous les trois, on s’est assis autour du Vice-président du gouvernement qui a vraiment coordonné de la plus belle façon ces travaux pour qu’on puisse trouver des solutions définitives. Et au-delà de ça, le gouvernement a discuté avec tous, toutes les revendications, les cahiers des charges ont été pris en compte, que ce soit les partenaires sociaux, que ce soit même les collectifs. Donc, on est allé au-delà de ce que prévoit la loi.»
Poursuivant son propos, elle a relevé ce qu’il faut retenir: «C’est l’implication du Chef de l’État lui-même qui a procédé à ces arbitrages-là, donc au plus haut sommet de l’État. Ils peuvent avoir confiance, dans la mesure où nous avons un protocole d’accord qui est signé. Ce protocole d’accord que nous avons mis à la disposition des uns et des autres lie le gouvernement vis-à-vis de ses engagements.»
Quel est votre dernier message aux parents d’élèves qui ont peur d’envoyer les enfants et aux élèves qui ont peur d’aller à l’école, de peur d’être peut-être victime d’une violence gratuite parce qu’il n’y a pas d’enseignants pour les prendre en charge ?
« Alors nous voulons rassurer les parents, il faut que chacun pense d’abord à l’avenir de nos enfants. Il faut que les parents fassent confiance, ramènent les enfants dans les salles de classe. Nous discutons également avec les enseignants, et vous avez pu voir dans les établissements, les majors, comme lycée national Léon Mba, Lycée Paul Indjendjet Gondjout et les autres, qui ont fait des déclarations de reprise de cours. Donc il faut ramener les enfants dans les salles de classe, les enseignants également. Nous demandons à ceux qui sont réfractaires, ceux qui sont encore hésitants, de penser à l’avenir de nos enfants. Le Chef de l’État, qui est en même temps Chef du gouvernement, c’est ce qu’il ne faut pas oublier», a-t-elle indiqué.
Le ministre invite toutes les parties prenantes, à reprendre le chemin des établissements au regard de l’engagement du Chef de l’État.
«Les ministres exécutent simplement les très hautes institutions du Chef de l’État, tout le monde est engagé, tout le monde a fait un pas en avant. Nous comprenons la colère des enseignants, ce sont des revendications qui sont légitimes et qui datent. Mais cette fois-ci, le gouvernement et le président de la République lui-même s’est engagé. Il faut que les uns et les autres regagnent leurs salles de classe.»
Une vue partielle des participants: au regard des avancés des dossiers le retour des enseignants et élèves en classe est très attendu.
